Soldat de l'opération Sangaris à Bangui
Soldat de l'opération Sangaris à Bangui © Laurence Geai/ZUMAPRESS.com/MAXPPP / Laurence Geai/ZUMAPRESS.com/MAXPPP

Regain de tension à Bangui. Les forces françaises et africaines tentent de démonter la barricades. Des milliers de Centrafricains se sont rassemblés pour demander le départ de la présidente de transition et de certaines forces étrangères.

Deux personnes au moins ont été tuées vendredi à Bangui par les soldats burundais de la Misca qui se sont heurtés à un groupe de manifestants, au deuxième jour de violences dans la capitale centrafricaine provoquées par l'attaque d'une église. Des manifestants interrogés par Reuters TV ont fait état de cinq morts.

Sur place, la correspondance de Florence Dormoy

Le porte-parole de la force africaine de maintien de la paix Francis Che a déclaré que les soldats avaient riposté à des tirs après avoir été visés par des manifestants armés réclamant leur départ et la démission de la présidente Catherine Samba-Panza :

Des manifestants armés ont attaqué la base burundaise. Les Burundais ont riposté en ouvrant le feu et deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées parmi les assaillants. La foule s'est dispersée. Nous avons retrouvé deux armes et une grenade.

Les manifestants se sont rassemblés vers 5h devant la mission de l'Onu à Bangui, qui se trouve à 200 mètres de la base du contingent burundais de la Misca, pour réclamer le départ des troupes du Burundi, accusées de prendre parti en faveur des musulmans. La colère des habitants chrétiens de Bangui se nourrit de l'attaque de mercredi contre l'église Notre-Dame de Fatima par des musulmans. Des jeunes chrétiens ont dressé des barricades sur les principaux axes de la capitale, que des bulldozers de l'armée française s'employaient à retirer vendredi.

Les habitants des quartiers chrétiens ont également manifesté leur colère dès l'aube en frappant sur des casseroles ou en tirant des coups de feu en l'air. Les violences, opposant musulmans et chrétiens principalement, se poursuivent en République centrafricaine malgré la présence dans le pays des 2 000 soldats dépêchés par la France et des 6 000 hommes de la Misca.

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