Un ancien soldat du Seleka
Un ancien soldat du Seleka © REUTERS/Joe Penney / REUTERS/Joe Penney

Malgré la présence de 1 600 soldats français et de milliers d'hommes de la force africaine, les milices chrétiennes et musulmanes continuent à s'entretuer. Hier c'est près de la base des forces militaires françaises et africaines, autour de l'aéroport, que ces bandes armées se sont affrontées, faisant une trentaine de morts, dont un officier tchadien. Pour l'armée française, le défi est double : à la fois mission de service d'ordre, mais aussi de médiation entre les deux camps .

Samedi matin, l'armée va réunir à Bossangoa, au nord du pays, l'évêque, l'imam, le maire et des représentants de ses milices, pour une réunion de conciliation. A-t-elle des chances de succès ? C'est ce que notre envoyé spécial, Jérome Jadot, a cherché à savoir auprès de la population.

Quand Christian, un chrétien de Bossangoa retourne voir son beau-frère musulman. Les deux hommes se disent prêts à dialoguer

Une réunion pour tenter de faire dialoguer des communautés qui se déchirent depuis des mois.

C’est le capitaine Jean-Yves Guéguen qui a convié tout le monde autour de la table

C'est une réunion de famille. On va crever l'abcès [...] On veut l'abandon des armes.

La guerre continue, 29 morts vendredi à Bangui

Les milices chrétiennes "anti-balaka" ont attaqué hier à Bangui des quartiers habités par des musulmans, minoritaires dans la capitale centrafricaine. L'armée française fait état d'un "regain de tension".

Des tirs à l'arme lourde ont résonné dans les quartiers PK5 et Fatima, a précisé un porte-parole de la Mission africaine de stabilisation en Centrafrique, la Misca, forte de 3 700 hommes.

Guy-Simplice Kodegue, porte-parole du gouvernement intérimaire, a indiqué à Reuters que les milices chrétiennes cherchaient à atteindre le centre de la capitale.

Le président de la Croix-Rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbao Bogo, a indiqué que son personnel avait réceptionné au moins 29 corps originaires des quartiers nord de Bangui à la suite des affrontements qui ont éclaté jeudi soir. A Paris dans la soirée, l'état-major français a fait état d'un "regain de tension" à Bangui depuis jeudi après-midi pour des raisons pour l'heure indéterminées.

L'opération française à Bangui
L'opération française à Bangui © Radio France
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