Sur le terrain, après trois semaines, les militaires français peinent toujours a rétablir le calme et la sécurité en ville. Les affrontements continuent entre ex-Séléka et anti-Balaka, jusque dans les camps de réfugiés.

Pendant son escale à Bangui hier, le Ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a parlé d’une voix ferme : "nous sommes là et il ne faut pas qu’il y ait de doute sur notre détermination à mener cette mission", a dit le ministre de la Défense.

Les blindés sont essentiellement déployés dans les 4ème et 5ème arrondissements de la ville. Les affrontements continuent et les armes circulent comme avant, jusque dans les camps de réfugiés.

Reportage d’Antoine Giniaux autour de l’Eglise Saint Sauveur où se sont installées près de 20.000 personnes .

La poursuite des violences a aussi amené Médecins sans frontières à annoncer jeudi une réduction de ses activités dans le camp de plus de 100.000 déplacés proche de l'aéroport de la capitale.

"Les violences qui depuis deux jours ont eu lieu à proximité du dispensaire MSF de l'aéroport ont provoqué la mort de deux enfants" et 40 blessés ont été pris en charge, a indiqué l'ONG, disant devoir "considérablement réduire ses activités médicales d'urgence" dans le camp.

Comme l'explique Lindis Hurum, coordinatrice MSF du camp M'Poko à l'aéroport de Bangui.

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