mohamed morsi accusé de meurtre et d’enlèvement par le pouvoir égyptien
mohamed morsi accusé de meurtre et d’enlèvement par le pouvoir égyptien © reuters

Pour le gouvernement égyptien, ces manifestations immobiles des Frères musulmans, pour réclamer le retour de Mohamed Morsi, sont "une menace pour la sécurité nationale". Il vient d'annoncer qu'il allait envoyer la police pour y mettre fin.

Des milliers de partisans des Frères musulmans observent actuellement deux sit-in au Caire. Des sit-in qui pourraient durer longtemps : les partisans de Mohamed Morsi affirment qu'ils resteront là jusqu'à ce que le président, déposé le 3 juillet par l'armée et placé en détention, soit rétabli dans ses fonctions.

Le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille. Il a décidé "de prendre toutes mesures nécessaires pour faire face à ces risques et pour y mettre un terme", selon un communiqué lu à la télévision. Le ministre de l'Intérieur a été chargé de faire tout le nécessaire pour y remédier dans le cadre de la loi.

80 morts lors d'une intervention samedi

Le gouvernement de transition mis en place par les militaires parle carrément d'"actes de terrorisme" et d'entrave à la circulation à cause des manifestations des Frères musulmans. Des manifestations qui ne sont, à ses yeux, plus acceptables.

Mais comment les déloger sans provoquer un nouveau drame ? Au moins 80 partisans des Frères musulmans ont été tués samedi à l'aube lors d'une intervention des forces de sécurité. Soit la journée la plus meurtrière depuis la chute de Mohamed Morsi.

La tension monte aussi sur le front judiciaire lancé contre les Frères musulmans... Le Guide suprême, déjà activement recherché par le pouvoir, doit être jugé pour "incitation au meurtre" de manifestants, selon des sources judiciaires.

Ils sont accusés d'avoir appelé à tuer des manifestants, trois jours avant le renversement de Mohamed Morsi par l'armée, lors d'un rassemblement devant le quartier général des Frères musulmans au Caire.

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