Les négociations ont duré 5h pour trouver un accord sur la Syrie
Les négociations ont duré 5h pour trouver un accord sur la Syrie © MaxPPP / Sven Hoppe

Après plusieurs heures de négociations à Munich (Allemagne), les États-Unis et la Russie ont trouvé un accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour la "cessation des hostilités" en Syrie dans un délai d'une semaine. La Turquie a salué cet accord.

C'est un "premier pas " vers un cessez-le-feu plus permanent a précisé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Les États-Unis et la Russie vont désormais piloter les modalités de mise en oeuvre de cette fin des hostilités qui doit permettre de relancer le processus de paix et de stopper l'exode des civils . L'aide humanitaire va également pouvoir être acheminé aux civils. Ils sont 350 000 à être bloqués dans la région d'Alep.

Depuis dix jours, le régime de Bachar al-Assad mène une importante offensive à Alep , appuyé par les raids aériens russes. Les Occidentaux réclamaient l'arrêt de ces frappes dont les premières victimes sont les combattants de l'Armée syrienne libre , opposition dite modérée au régime et non le groupe État islamique ou le front Al Nostra comme l'affirme la Russie. Le cessez-le-feu concerne toutes les forces en présence en Syrie, excepté les groupes terroristes État islamique et Al-Nostra. Avec cette cessation partielle donc, Washington espère que la Russie concentrera enfin ses bombardements contre les groupes islamistes , comme elle s'y est engagée.

Nos forces aériennes vont continuer à travaller contre ces organisations [terroristes], a expliqué le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov

Maisla trève n'est pas la paix . Les négociations de paix en Syrie sont suspendues à Genève depuis le début de l'offensive du régime appuyé par la Russie. Elles doivent reprendre "dès que possible" a déclaré John Kerry. La date du 25 février a été fixée.

Les signataires de l'accord veulent aboutir à une transition politique en Syrie . Mais les positions des un et des autres restent difficilement conciliables. Moscou n'a pas l'intention de lâcher Bachar al-Assad , son départ ne doit pas être un préalable. Contrairement à ce que souhaitent les Occidentaux qui estiment qu'une solution durable en Syrie est impossible sans cette condition .

►►► La déclaration du secrétaire d'État américain John Kerry

De son côté, la Turquie salue cet accord . Ankara estime que c'est un "pas important " en vue de régler politiquement ce conflit.

Cette déclaration souligne les questions qui bloquent le processus de Genève et offre une occasion de surmonter l'impasse dans laquelle est confronté le processus politique, a écrit sur Twitter Mevlüt Çavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères

La Turquie accueille 2.7 millions de réfugiès syriens et souhaitele départ de Bachar al-Assad .

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.