Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, juste après qu'un accord sur le nucléaire iranien ait été annoncé, 14 juillet 2015
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, juste après qu'un accord sur le nucléaire iranien ait été annoncé, 14 juillet 2015 © Ali Mohammadi/UPI/MAXPPP

L'AIEA a donné son feu vert ce week-end : l'accord sur le nucléaire iranien est entré en vigueur et avec lui, c'est le retour de l'Iran dans le concert des nations, après plus de dix ans de mise au ban. Une perspective que redoutaient particulièrement deux pays.

Téhéran revient, et c'est une perspective encore redoutée dans la région."L'Iran n'est une menace pour aucun pays", dit pourtant Hassan Rohani lui-même.

"Les sceptiques avaient tort", assure aussi le président iranien. Il indique qu'en quelques heures, plus de mille lignes de crédits ont été ouvertes par différentes banques étrangères dans son pays.

Cette levée des sanctions est un enjeu économique majeur pour l'Iran, même s'il faudra du temps pour que la population en ressente les effets, Béatrice Dugué

Mais ça n'empêche pas l'Arabie saoudite de se sentir menacée, après avoir tout fait pour empêcher son concurrent iranien de revenir dans le jeu energétique régional en position de force.

Riyad a donc tiré les prix vers le bas, en gardant grandes ouvertes les vannes pétrolières, malgré le marché surabondant. Objectif : tout faire pour asphyxier ce rival iranien avec qui l'Arabie se dispute l'influence sur le Proche-Orient. Deux pays qui s'affrontent (et de plus en plus durement) par conflits interposés, en Syrie, en Irak ou au Yémen.

Et puis il y a Israël, qui ce week-end encore a accusé Téhéran de n'avoir pas abandonné son ambition de se doter de l'arme nucléaire. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu l'a juré, Israël ne le permettra pas à l'Iran. Même s'il s'en défend, Israël est considérée comme le seul pays de la région à être doté de l'arme atomique. D'où cette crainte de voir Téhéran posséder la bombe à son tour : un équilibre atomique terrifiant, vu de Tel Aviv.

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