Alors que la Chine multiplie les efforts pour contenir la propagation du coronavirus qui a déjà fait 41 morts sur un total de 1 300 personnes contaminées à Wuhan, épicentre de la contamination, un Français confiné témoigne.

A Wuhan, où est apparu le coronavirus en décembre, les habitants ont interdiction de sortir sans un masque.
A Wuhan, où est apparu le coronavirus en décembre, les habitants ont interdiction de sortir sans un masque. © AFP

Pour Yann, coiffeur à Wuhan depuis quatre ans, face à la contamination virale apparue en décembre dans un marché de la ville de 11 millions d'habitants, il n’y a pas encore lieu de s’inquiéter, même si des précautions s’imposent. 

"Tout s'est arrêté. On ne rencontre personnes dans les rues. D’autant qu’on est dans une configuration un peu particulière, puisque le Nouvel An chinois va commencer et, habituellement, au moment du Nouvel An, tout s'arrête."

On n'a pas de moyens de transport. Les bus, les métros, tout est arrêté. Et puis qu'est-ce que vous voulez faire ? Les restaurants, les bars, tout est fermé. Tout est vraiment mort.

"On nous a recommandé d’éviter d'être dehors quand on n'a pas besoin, et on a eu interdiction de sortir sans un masque. Il faut obligatoirement prendre des précautions d'usage, se laver les mains régulièrement, quand on sort ou quand on touche quelque chose."

J'ai passé ma journée enfermé, comme beaucoup de Français avec qui j'ai des contacts sur les réseaux sociaux. Mais je suis pas inquiet. On est au chaud. On a de la nourriture – on est allé faire des courses, il manque de légumes –, on n'est pas seuls.

"On a des amis autour de soi si jamais on avait vraiment besoin de quelque chose. On attend que ça se passe. Ce qui nous préoccupe, c'est la durée : il faut rester cloîtré, mais on ne sait pas pour combien de temps. On va aussi manquer de masques : on ne sait pas qui va nous ravitailler. J'avais lancé l'idée que ce pourrait être par la France, mais encore faut-il que ce soit possible."

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