À l'occasion d'un voyage de trois jours en Chine entamé ce lundi, Emmanuel Macron entend "rééquilibrer" les relations économiques avec l'Empire du milieu. Le président français veut devenir un interlocuteur privilégié dans l'Union européenne, sachant que la France est le premier employeur européen en Chine.

Le président Emmanuel Macron veut rééquilibrer les relations économiques entre la France et la Chine
Le président Emmanuel Macron veut rééquilibrer les relations économiques entre la France et la Chine © AFP / LI XUEREN / XINHUA

Plus d'une cinquantaine de chefs d'entreprise accompagnent le président français dans sa tournée chinoise, premier déplacement sur le continent asiatique depuis son élection. À Xi'an, point de départ des antiques routes de la Soie remises au goût du jour par Xi Jinping, Emmanuel Macron a adressé ce lundi un avertissement à son homologue chinois : "Ces routes sont en partage et ne peuvent être univoques."

Le message est clair : il faut "rééquilibrer" les relations économiques entre les deux pays, sachant que la France et plus largement l'Union européenne "ne bénéficient pas du même niveau d'ouverture en Chine que leurs homologues chinois sur le marché français et européen", rappelle la direction générale du Trésor, dépendante du ministère de l'Économie français.

Des racines françaises

La France, qui souffre d'un déficit commercial de 30 milliards d'euros avec la Chine, est pourtant le premier employeur européen sur place : en 2014, l'Insee y recensait plus de 1 800 entreprises françaises, générant plus de 500 000 emplois et près de 64 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Dans le secteur du commerce, 18,1 % des salariés des filiales de firmes multinationales françaises se trouvent en Chine selon l'Insee.

Sont essentiellement présents de grands groupes des secteurs bancaire et de l'assurance, notamment AXA, BNP et Groupama. La grande distribution et l'agroalimentaire sont également très représentés, grâce aux groupes Carrefour, Auchan, Danone, Décathlon et Sephora. Sans oublier l'industrie automobile avec Renault et PSA.

Cependant, l'Allemagne reste le premier investisseur européen en Chine : après avoir fortement progressé ces quinze dernières années, les investissements français demeurent deux fois moins importants que les allemands. Selon Eurostat, office statistique de l'Union européenne, les investissements européens ont doublé entre 2002 et 2015, passant de 7 à 15 % en 2015, contre 18 % vers les États-Unis en 2015.

Visite d'état en Chine d'Emmanuel Macron : le programme
Visite d'état en Chine d'Emmanuel Macron : le programme © Visactu / visactu
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