Ce lundi est publié le classement de Shanghai 2016 des universités dans le monde. Avec trois universités dans le top 100 (contre quatre en 2015), la France ne brille pas vraiment.

Etudiants en amphi
Etudiants en amphi © Maxppp / Bruno Levesque

C'est ce lundi, comme chaque année, qu'est publié le classement de Shanghai 2016 des meilleures universités dans le monde. Cinq cents établissements sont distingués sur les 17 000 universités du monde. Avec trois universités dans le top 100 cette année, la France ne brille pas vraiment. Pourtant, alors que les autorités scrutent le classement fébrilement, les étudiants, eux semblent y être assez indifférents.

La France en manque de prestige universitaire
La France en manque de prestige universitaire © Radio France

Hugo vient d'avoir son bac à Paris. A la rentrée, il entamera une licence d'histoire à la Sorbonne. La Sorbonne parce que cette université est réputée de bon niveau dans cette discipline dit-il , et qu'il a fait son choix après discussion avec des étudiants et une conseillère d'orientation. Le classement de Shanghai ? Hugo en a entendu parler mais ne se sent pas concerné.

C'est un classement surtout dédié aux études plutôt économiques et scientifiques, qui  ne me correspondait pas trop

Pour Pierre, le principal a été de s'y retrouver dans la jungle des formations en France. il a choisi son université en pensant déjà au métier qu'il vise.

Ce qui est important, c'est de voir les masters qu'on a plus tard, qui peuvent nous faire avancer et trouver un bon emploi. Et aussi quel poids ça a sur un CV

Le classement n'utilise que des critères en lien avec la recherche : Nombre de prix Nobel ou médailles Field, nombre de publications scientifiques et de leur impact . Alors même si avoir Jean Tirolle, prix Nobel d'économie comme enseignant à Toulouse est particulièrement motivant, il faut être réaliste dit Hugo.

La qualité des cours ne se retrouve pas forcément dans la qualité des chercheurs qui font leur travail. Ça tient surtout du prestige. On sait tous qu'on ne pourra pas tous étudier à Stanford ou à Cambridge

Pas faux selon le président de la conférence des présidents d'université, Jean Loup Salzmann.

Le classement a été fait par les Chinois pour les étudiants chinois. Il n'est pas étonnant que les étudiants français ne s'en servent pas

► POUR EN SAVOIR PLUS | Le décryptage du classement Shanghai 2014 et classement 2010