Donald Trump a annoncé jeudi le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. Le président américain est néanmoins resté flou sur d'éventuelles renégociations.

Par cette décision, Donald Trump respecte à la fois un engagement de campagne et entend positionner les États-Unis comme leader sur la question climatique
Par cette décision, Donald Trump respecte à la fois un engagement de campagne et entend positionner les États-Unis comme leader sur la question climatique © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a confirmé jeudi soir sa volonté de voir les États-Unis sortir de l'Accord de Paris sur le climat, répondant ainsi à un objectif affiché pendant sa campagne. En témoigne son discours, long et confus, depuis les jardins de la Maison blanche, qui a souvent repris un ton semblable à "America first", son credo de campagne.

Bien que peu surprenante, cette annonce vient fragiliser le texte historique signé par 194 pays en 2015 et pour lequel son prédécesseur, Barack Obama, s'était fortement impliqué.

L'Accord de Paris, dont l'objectif est de contenir la hausse de la température moyenne bien en-dessous du seuil de 2°C de plus par rapport à l'ère pré-industrielle est rejetée par Donald Trump au motif qu'elle menace des emplois américains.

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Une rénégociation possible, mais des modalités floues

Par cette décision, Donald Trump entend imposer les États-Unis comme "leader mondial", en jouant le chef d'orchestre de la question climatique, et pas seulement. Le président américain n'a d'ailleurs pas exclu de concevoir "un nouvel accord" ou de rénogocier l'accord de Paris, sans toutefois apporter de précision sur les efforts et les engagements que les États-Unis seraient prêt à assumer.

Donald Trump qui, par ailleurs, assure que sa décision n'aura qu'un faible impact sur le climat. Pourtant, les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

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L'objectif des Etats-Unis, fixé par l'administration Obama, était une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005. Concrètement, le 45e président des Etats-Unis peut invoquer l'article 28 de l'Accord de Paris, qui permet aux signataires d'en sortir, mais, en raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu'en 2020.

Une "faute", estime Emmanuel Macron

Jugeant que Donald Trump avait commis "une erreur" pour les intérêts de son pays et "une faute" pour l'avenir de la planète, Emmanuel Macron a appelé les scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs américains à venir travailler en France sur "des solutions concrètes" pour le climat.

A l'offensive, passant à l'anglais, le président français a souligné la responsabilité commune de tous les pays: "Make our planet great again", a-t-il lancé, dans une paraphrase du slogan de Donald Trump ("Make America great again").

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