Obama, Merkel, Hollande au G7 en Bavière
Obama, Merkel, Hollande au G7 en Bavière © Reuters / Kevin Lamarque

La réunion des sept puissances industrielles (donc parmi les plus pollueuses) a abouti à des "engagements ambitieux et réalistes", pour François Hollande. La déclaration finale prévoit notamment de diminuer de 40 à 70 % les émissions carbone d'ici 2050.

L'image ne doit évidemment rien au hasard : cinq des sept chefs d'État réunis en Bavière (Allemagne) pour discuter du climat, devant un parterre de gazon au vert éclatant. Car c'est ici que se joue sans doute la réussite (ou l'échec) de la COP21 , qui doit avoir lieu en décembre à Paris. Une conférence qui vise à remettre le monde sur les rails de la lutte efficace contre le changement climatique.

À l'issue de ce G7, la déclaration commune semble à la hauteur. Elle prévoit tout d'abord un engagement à préciser sur la réduction des émissions de carbonne. En 2050, il faudra qu'elle atteignent 40 à 70 % par rapport à leur niveau actuel. François Hollande assure qu'il y aura aussi "une volonté d'être au plus haute de la fourchette". Les initiatives pro-climat

"Des objectifs réalistes mais ambitieux"

Le président français, se dit donc confiant sur les effets de ce communiqué. "Il va dans le bon sens", assure François Hollande, qui affiche même une certaine ambition sur la réussite de cette première étape.

Je ferai en sorte aussi que les objectifs qui seront affichés soient réalistes et ambitieux , et notamment pour réduire le réchauffement pendant les prochaines années.

Une ambition qui semble répondre aux attentes, au moins en partie. En terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les ONG estimaient qu'on ne pourrait parler de succès que si l'objectif est au moins de -70 % d'ici 2050 . On en est finalement assez proche. Et ce, malgré une réticence du Canada et du Japon, où le charbon a un rôle prépondérant dans la politique énergétique.

Côté américain, où l'on est généralement plutôt timoré, Barack Obama salue "un [futur] accord solide" sur le climat lors de la COP21 à Paris.

Du côté des organisations écologistes, on est extrêmement attentif aux signaux qu'envoient les dirigeants du G7. Pour un responsable de Greenpeace, c'est bien simple, "son seul moyen d'être un succès, c'est que les dirigeants prennent leurs responsabilités envers notre planète et fassent sauter le verrou à un accord sur le climat ". On en prend sans doute la direction.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.