Commémoration 14-18 à Liège avec plus de 80 chefs d'états.
Commémoration 14-18 à Liège avec plus de 80 chefs d'états. © MaxPPP / Patrick van Katwijk

Les chefs d'états européens ont commémoré ce lundi à Liège l'invasion de la Belgique par les troupes allemandes. L'occasion de vanter les mérites de la paix, au moment où la stabilité est menacée par la crise en Ukraine.

Quatre-vingt trois nations étaient représentées ce lundi matin à Liège, une véritable reconnaissance du rôle joué par la Belgique.

L'état européen a payé un lourd tribut pendant la Première Guerre mondiale. Le roi Philippe a voulu une cérémonie sobre et souhaité placer cette commémoration sous le signe de la réconcilation :

L'Europe pacifiée, l'Europe unifiée, l'Europe démocratique : nos grands-parents en ont rêvé. Nous l'avons aujourd'hui. Chérissons-la, et continuons à l'améliorer.

Liège est le haut lieu de l'engagement de la Belgique. C'est dans cette province que s'est déroulé le premier combat du conflit. C'est sur cette terre qu'est mort le premier soldat. Les Belges ont su faire preuve de résistance. Cet effort a retardé l'avancée de l'armée allemande. Français et Anglais ont pu alors s'organiser.

"Comment rester neutre" ?

Mais les préoccupations du président français était bien actuelles ce lundi. François Hollande a pu rappeler les différents conflits que connaît le monde actuellement.

Le reportage de Grégoire Lory :

Le Président de la République demande à l'Europe et l'Onu d'agir plus énergiquement en faveur de la paix :

Comment rester neutre lorsqu'un peuple, non loin d'Europe se bat pour ses droits et son intégrité territoriale ? Comment rester neutre lorsqu'un avion civil est abattu en Ukraine ? Comment rester neutre devant des massacres de populations civiles, comme en Irak, comme en Syrie où les minorités sont persécutées ? Comment rester neutre quand un pays ami comme le Liban voit son intégrité territoriale menacée ? Comment rester neutre quand à Gaza, un conflit meurtrier dure depuis plus d'un mois ?

Le président allemand Joachim Gauck n'a pas demandé pardon dans son intervention. Il a sobrement appelé "à tirer les leçons les leçons amères et terrible du passé. Aujourd'hui, en Europe, la loi du plus fort a laissé la place à la force de la loi" . Le prince William et son épouse se sont ensuite rendus dans le petit cimetière militaire de Saint-Symphorien. Aux cotés du Premier ministre David Cameron et du prince Harry, ils ont adressé un hommage au premier soldat britannique tué en 1914. Le roi Felipe d'Espagne a effectué à cette occasion son premier déplacement à l'étranger. Et puis, à des milliers de kilomètres de la Belgique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont rendu hommage aux dizaines de milliers de soldats de ces deux pays, tombés sur les champs de bataille d'Europe lors de la Grande Guerre.

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