Des militaires italiens devant le Palazzo Farnèse à Rome où se trouve l'ambassade de France (mars 2015)
Des militaires italiens devant le Palazzo Farnèse à Rome où se trouve l'ambassade de France (mars 2015) © MaxPPP

Si les terroristes ont frappé à Paris, dans le monde, les ambassades françaises sont aussi des cibles symboliques très fortes pour les djihadistes qui veulent frapper la France. Pour prévenir les risques d’attaques, de nouvelles stratégies sont mise en oeuvre.

Le réseau diplomatique français, le deuxième au monde après celui des Etats-Unis, a déjà été la cible d'attentat terroriste, par exemple en avril 2013, lorsqu’une voiture piégée a détruit l'ambassade de France à Tripoli. Des dispositifs physiques de protection sont déjà installées et sont régulièrement réévalué.

Le reportage de Christian Chesnot

"Nous fabriquons toute une gamme d’obstacle escamotable, du léger au lourd, du léger au hors sol, destiné à arrêter les véhicules et sécuriser les représentations diplomatiques. Et c’est efficace.", explique Frédéric Bertozzi, PDG de Kopp, une société spécialisée dans la sécurisation de sites sensibles.

De la fibre capable de stopper des balles de Kalachnikov

Pour protéger certaines parties publiques des ambassades, de nouveaux matériaux sont développés, notamment en fibre composite. Joseph Toutounji, consultant en matériel de sécurité explique :

Ce n’est pas du bois, il s’agit de fiberglass, qui permet d’arrêter des balles de calibres 7.62, celui par exemple d’une kalachnikov. On peut par exemple le placer dans les sas à l’entrée des ambassades : les personnes qui viennent chercher un visa ou qui ont un rendez-vous avec un agent de l’ambassade peuvent ainsi être reçue dans des salles protégées par ce produit là.

Les ambassades se bunkérisent mais la meilleure protection reste évidemment le renseignement en amont qui permet de déjouer les plans des terroristes avant qu'ils ne passent à l'action.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.