Depuis vendredi, le compte Twitter de Donald Trump n'est plus accessible aux utilisateurs de la plateforme. Cette dernière invoque le risque de "nouvelles incitations à la violence", mais est accusée de museler la liberté d'expression par Trump. D'autres plateformes et applications suivent la même voie.

La page qui hébergeait le compte de Donald Trump est désormais blanche, sur Twitter
La page qui hébergeait le compte de Donald Trump est désormais blanche, sur Twitter © AFP / JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le compte @realDonaldTrump n'existe plus. Sur Twitter, le fil de tweets du 45e Président des États-Unis n'est plus du tout accessible depuis vendredi, deux jours après les scènes d'émeute qui ont eu lieu au Capitole, à Washington. "Après examen approfondi des tweets récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel (...), nous avons suspendu le compte de manière permanente à cause du risque de nouvelles incitations à la violence", a expliqué l'entreprise.

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Mercredi déjà, Twitter avait retiré plusieurs tweets du Président, notamment une vidéo dans laquelle il demandait à ses supporters de rentrer chez eux, tout en maintenant le fait que l'élection lui avait été "volée" – son compte avait été ensuite suspendu pour 12 heures, sanction assortie d'une demande. Jusqu'alors, le réseau social s'était toujours contenté d'ajouter des messages d'avertissement en accompagnement des tweets de Donald Trump, sans jamais les masquer totalement.

La plateforme ne s'est pas contentée de supprimer le compte personnel du Président, avec lequel il avait continué à tweeter après son élection : elle a également supprimé plusieurs tweets postés, après la suspension de @realDonaldTrump, sur le compte officiel @POTUS normalement dédié au Président des États-Unis en fonction. "Nous ne serons pas réduits au silence !" et "Twitter n'a rien à voir avec la liberté d'expression", avait tweeté Donald Trump sur ce compte, qu'il n'utilise que très rarement.

#TrumpBanned en tête sur Twitter

Dans un communiqué partagé par la Maison-Blanche, le Président estime que "Twitter est allé encore plus loin dans son musellement de la liberté d'expression, et ce soir, les employés de Twitter ont coordonné avec les démocrates et la gauche radicale le retrait de mon compte de leur plateforme, pour me faire taire moi - et VOUS, les 75.000.000 grands patriotes qui ont voté pour moi". Sur le réseau social, le mot-clé #TrumpBanned était en tête des tendances mondiales ce samedi matin, réunissant moqueries, critiques et louanges quant à cette décision du réseau social.

En France, plusieurs responsables politiques ont également réagi, dont la députée LREM Aurore Bergé et le conseiller régional Florian Philippot :

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D'autres plateformes ont également décidé de suspendre Donald Trump : c'est le cas de Facebook, qui n'a pas fait disparaître les comptes du Président, mais lui a retiré la possibilité de poster de nouveaux messages. Même sanction sur Snapchat, où Donald Trump ne peut plus poster de messages. D'autres personnalités ont également fait l'objet de sanctions, comme l'ex-conseiller de Trump Steve Bannon.

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Reddit, Parler : des lieux d'échange de la droite extrême américaine restreints

Par ailleurs, Alphabet, la maison-mère de Google, a annoncé qu'elle avait suspendu l'application Parler du Play Store, son magasin d'applications, en raison de la présence de publications incitant à la violence. Ce réseau social "alternatif" est une place privilégiée des militants d'extrême-droite, en particulier aux États-Unis. Apple, qui gère l'App Store de l'iPhone, n'a pas encore procédé à ce retrait mais a donné 24 heures aux dirigeants de l'application pour leur soumettre un plan de modération. Selon les deux entreprises, des militants auraient utilisé cette application pour coordonner la prise d'assaut du Capitole mercredi. Le fondateur de Parler, John Matze, a déclaré que "la coordination d'émeutes, de violences et de rébellions n'a pas sa place sur les réseaux sociaux" mais déplore "Apparemment, ils pensent que Parler est responsable de TOUT le contenu généré par ses utilisateurs".

De la même manière, le site communautaire Reddit, très populaire aux États-Unis, et dont la modération est assurée par les internautes eux-mêmes, dit avoir "contacté de manière proactive les modérateurs pour leur rappeler nos politiques et leur offrir un soutien ou des ressources au besoin". La plateforme était déjà intervenue en juin dernier pour supprimer le fil de messages (un "subreddit") des supporters de Donald Trump, accusé d'héberger de nombreux appels à la haine et à la violence.