Le président américain vient de nommer un nouveau secrétaire général à la Maison Blanche, pour remettre de l’ordre. Donald Trump traverse des jours très difficiles.

Le secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus (à gauche), est limogé et remplacé par le général John Kelly (à droite).
Le secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus (à gauche), est limogé et remplacé par le général John Kelly (à droite). © AFP / Molly Riley, Mike Theiler

Un militaire pour resserrer les rangs ? Telle est l’idée du président américain. Donald Trump a nommé vendredi John Kelly au poste de secrétaire général de la Maison Blanche. Cet ancien Marine, général en retraite, a les faveurs de Donald Trump. A la tête du ministère de la Sécurité intérieure, l’homme a notamment défendu le controversé décret anti-immigration, visant à interdire l’arrivée sur le sol américain de ressortissants de six pays à majorité musulmane.

Traduction : "Je vous informe que je viens de nommer le général John F Kelly au poste de secrétaire général de la Maison Blanche. C'est un grand Américain et un grand leader. John a effectué un travail spectaculaire à la Sécurité intérieure. C'est une véritable étoile de mon administration".

Insultes et querelles intestines

Le remplacement de Reince Priebus par John Kelly intervient alors que le premier est accusé d’avoir orchestré des fuites dans la presse. Des accusations prononcées par le directeur de la communication de la présidence lui-même. Une semaine à peine après sa nomination, le 21 juillet, Anthony Scaramucci s’est laissé aller à quelques confidences, avec un journaliste du New Yorker. S’exprimant avec "un langage fleuri", selon ses propres termes, Scaramucci a qualifié Priebus de "putain de schizophrène paranoïaque".

Je ne suis pas Steve Bannon, je n’essaie pas de sucer ma propre bite.

Dans la même conversation téléphonique, le chef de la communication de la présidence a aussi insulté le conseiller de Donald Trump, Steve Bannon. Anthony Scaramucci s’est excusé à la suite du tollé généré par ses propos, tout en affirmant qu'il ne renoncerait pas à "son combat passionné pour le programme de Donald Trump".

Le dossier russe s’envenime

Cette guerre ouverte au sein de la garde rapprochée du président américain tombe mal. Donald Trump vient d’essuyer deux sérieux revers. Sur le plan diplomatique, d’abord. Le Sénat a adopté à la quasi-unanimité, de 98 voix contre deux, des sanctions contre la Russie pour avoir interféré dans le scrutin présidentiel outre-Atlantique.

Alors que Donald Trump tentait d’améliorer ces relations avec Moscou, le vote du Sénat jette de l’huile sur le feu. La Russie a d’ailleurs annoncé en représailles la réduction de la présence diplomatique américaine sur son sol.

L’Obamacare est maintenu de justesse

Les mêmes Sénateurs ont également rejeté, cette fois à une très courte majorité, de 51 voix contre 49, le projet d’abrogation « a minima » de l’Obamacare. Plus de six mois après son arrivée au pouvoir, Donald Trump n’a toujours pas réussi à abattre la réforme de l’assurance-maladie de son prédécesseur. C’était une de ses principales promesses de campagne.

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