François Hollande au milieu d’Anne Hidalgo et Michael Bloomberg, l’ancien maire de New-York
François Hollande au milieu d’Anne Hidalgo et Michael Bloomberg, l’ancien maire de New-York © MaxPPP

Après une semaine de pourparlers, les négociateurs de la conférence de Paris sur le climat ont remis ce samedi midi leur copie, canevas de l'accord mondial espéré pour juguler l'emballement du réchauffement planétaire.

Une étape clé a été franchie ce samedi à la conférence de Paris sur le climat avec l'adoption par les représentants des 195 pays d'une ébauche de l'accord mondial attendu pour lutter contre l'emballement du réchauffement planétaire. Le texte de 48 pages qui a été transmis par les négociateurs contient encore de très nombreuses options entre crochets que les ministres des différents pays devront trancher à partir de lundi pour aboutir à l'adoption d'un pacte universel d'ici au 11 décembre. Aucun sujet de fond n'est tranché par le nouveau texte qui laisse encore ouvertes de nombreuses options, par exemple sur l'objectif à long terme de limitation du réchauffement - 1,5 degré, que réclament les petits Etats insulaires, ou 2 degrés.

Fabius concède qu’il y aura encore "beaucoup de travail"

Dès lundi, il appartiendra aux ministres des 195 pays réunis jusqu'au 11 décembre au Bourget, près de Paris, de s'emparer du texte pour le transformer en un accord universel. Le président de la conférence, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, à qui les négociateurs remettront leur texte -fruit d'une mission de quatre ans qui leur a été confié à Durban -, l'a lui-même reconnu : "il y aura encore beaucoup, beaucoup de travail" pour les ministres, car "à ce stade, le compte n'y est pas".

Les points d’achoppement sont encore nombreux

Les médiateurs des groupes de travail ont présenté vendredi un document de 38 pages offrant des propositions de compromis et qui a perdu la moitié de ses options entre crochets, passés de 1.400 à 750. Mais il restait encore de nombreux points d'achoppement, les plus durs étant le financement de l'aide climatique aux pays du Sud et la répartition des efforts pour lutter contre le changement climatique entre pays développés, émergents et en développement. Une nouvelle fois, Laurent Fabius a rappelé vendredi que les délais sont courts. Les ministres vont tenter de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre. Au-delà, les scientifiques promettent des impacts irréversibles (sécheresses, inondations accrues, baisse des rendements agricoles, érosion des côtes...). Pour l'heure, les engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre annoncés par les Etats ne suffisent pas à atteindre cet objectif, plaçant le monde sur une trajectoire de +3 degrés.

Des people pour l’Action Day

En marge de la conférence se tiendra samedi la Journée de l'Action (Action bDay) qui doit réunir sur le site de la conférence plusieurs dizaine de personnalités du monde entier mobilisées dans la lutte contre le changement climatique. Après Leonardo di Caprio et Robert Redford, accueillis vendredi au sommet des maires à Paris, Sean Penn sera l'hôte de la COP21. ll devrait prendre la parole sur la forêt. La journée sera clôturée par le président François Hollande qui s'entretiendra également avec l'ancien vice-président américain Al Gore, prix Nobel de la paix en 2007 avec le Giec, les scientifiques qui ont alerté sur le climat.

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