Jul vend un dessin pour récolter des fonds pour les grands singes
Jul vend un dessin pour récolter des fonds pour les grands singes © Radio France

Alors que la COP 21 se termine jeudi, place à l'action. Préserver un équilibre climatique, c'est préserver les écosystèmes et les êtres vivants qui les habitent. Comme les grands singes, par exemple. En 50 ans, 70% des chimpanzés, gorilles, orang-outang, bonobos, etc. ont disparus, victimes de la déforestation et du braconnage. A Paris, le Muséum national d’Histoire naturelle tient une conférence avec Nicolas Hulot et le dessinateur Jul, ainsi que des primatologues, des gardes forestiers locaux et des entreprises forestières. Une conférence de 14h à 17h, accessible à tous, gratuite, mais sur inscription.

L’institution lance également une campagne pour financer un programme d’actions concrètes.

Sauver les grands singes, préserver les cultures

Cameroun, Congo, Ouganda, Sumatra : partout où ils vivent, les grands singes sont menacés par la déforestation, le braconnage et la pression humaine .

En Ouganda, par exemple, le parc national de Kibale est entouré de champs de thé et de jardins familiaux. Préserver les animaux est important, d'autant que la faune sauvage représente un tiers des devises qui rentrent dans le pays grâce au tourisme. Mais il faut aussi préserver les récoltes.

Sabrina Krief, primatologue au muséum étudie depuis 15 ans les chimpanzés. Elle constate chaque jour la difficile cohabitation des hommes avec le monde sauvage :

"Pour pouvoir préserver les grands singes, il est très important de pouvoir protéger leur écosystème. Or, le ressentiment des villageois vis-à-vis du parc national, dont ils s'ont exclus et dont ils n'ont pas le droit de prélever quelque ressource que ce soit est extrême. Donc si on veut pouvoir protéger les chimpanzés, il est vraiment important de trouver des solutions pour les villageois."

Des ruches pour détourner les éléphants

A la nuit tombée, la plus grosse menace reste les éléphants. Le projet vise donc à les empêcher de s'aventurer au-delà de foret, en installant des ruches. Les éléphants sont en effet sensibles aux piqures des abeilles. Ils savent même identifier le danger au bruit. Déjà 60 ruches ont été installées, en hauteur, attachées entre 2 poteaux. Emmanuel Balinda, assistant de recherche ougandais attend beaucoup de cette technique répulsive et productive :

"Nous pensons qu'en vendant ensuite le miel, nous pourrons acheter plus de matériel pour continuer la construction de la barrière de ruches. Ce miel, ce sera un complément de revenu pour les villageois pour acheter des semences, augmenter la production et éduquer les enfants".

Parallèlement, la lutte contre le braconnage se poursuit. Avec l'embauche récente de 3 braconniers repentis pour désamorcer les pièges tendus.

Protéger les grands singes, un reportage de Sophie Bécherel :

L’exposition « Sur la piste des grands singes » est toujours à l'affiche au Muséum d’Histoire naturelle.

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