Avec 3 700 passagers à son bord dont 4 Français, le Diamond Princess est bloqué depuis près d'une semaine au large de la ville japonaise de Yokohama, en raison de cas confirmés de coronavirus sur le bateau. À ce jour, 136 personnes infectées ont été dépistées.

Vue extérieure du Diamond Princess. à Yokohama le 10 février 2020
Vue extérieure du Diamond Princess. à Yokohama le 10 février 2020 © AFP / Kunihiko Miura / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun

La croisière de Linda et Michel Vittori s'est transformée en piège. Le couple, qui habite la Nouvelle Calédonie, est en quarantaine à bord du paquebot le Diamond Princess depuis le 4 février. Le commandant du bateau, qui communique les informations par haut parleur, a annoncé ce lundi matin aux 3 700 passagers que 66 nouveaux cas se sont déclarés depuis la dimanche. 

Les deux vacanciers n'ont pour leur part plus de contacts avec les autres passagers du paquebot. Ils sont confinés dans une petite cabine, avec balcon. Quand ils sortent prendre l'air, ils portent obligatoirement un masque. Idem quand ils récupèrent les plateaux repas qui sont déposés devant leur porte, par le "room-service". "La prise de température est obligatoire tous les jours", précise Linda Vittori, contactée par France Inter. "Dès 37,5 degrés, vous êtes signalé au médecin de bord" ajoute t-elle.

Restreindre le risque de contagion

Les passagers qui n'ont pas de hublot ont eux droit à une promenade quotidienne, mais avec masque et gants, en petits groupes, et à un mètre de distance minimum les uns des autres. Les Vittori ont préféré renoncer à ces sorties pour "restreindre au minimum le risque de contagion". Mais le huis clos leur pèse. "Nous avons la chance d'avoir un balcon, c'est un espace supplémentaire, pour prendre l'air, mais nous sommes inquiets", raconte Linda Vittori. Inquiets parce que le nombre de cas augmente tous les jours. 

"On essaie de prendre sur nous, de positiver et de relativiser. Mais on se préoccupe du retour dans notre île".

Le couple a reçu ce lundi matin la visite du service médical du bateau, pour faire un prélèvement de muqueuse sur Michel, qui est âgé de 82 ans. L'élu municipal de Nouméa est considéré comme personne à risque. "Je trouve cela plutôt rassurant, car nous avions l'impression d'être oubliés. Puisque nous sommes en quarantaine, il fallait quand même bien que le corps médical arrive à nous à un moment donné". Ni Michel  ni Linda ne présentent de symptômes du coronavirus. Les services consulaires français prennent la peine de les contacter tous les jours, pour - entre autres - leur remonter le moral.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.