Pouvoir concilier le travail avec la vie de famille, le ménage, les loisirs… voici comment une majorité d’Allemands envisagent leur quotidien. Le "home office" est déjà une pratique commune en Allemagne.

Le télétravail est plus répandu en Allemagne qu'en France
Le télétravail est plus répandu en Allemagne qu'en France © AFP / CAIA IMAGE / SCIENCE PHOTO LIBRARY / NEW / Science Photo Library

"Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance. Les ministres l'ont déjà annoncé, nous avons beaucoup développé le télétravail. Il faut continuer cela, l'intensifier au maximum." : voilà un extrait de ce qu'a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, en réponse à la crise sanitaire liée au coronavirus. L'exécutif défend un modèle inspiré de l'Allemagne, où le télétravail est d'ores et déjà une pratique répandue. 

12% des employés en télétravail permanent

Une enquête du ministère du Travail allemand considère que 40% des employés pourraient théoriquement travailler à domicile. Quelque 26% le pratiquent quand c’est possible mais seulement 12% le font en permanence. La proportion augmente dans les entreprises de plus de 50 salariés.

"Home office" : les Allemands utilisent le terme anglais, ils n'ont pas d'expression spécifique dans leur langue. Pour l’employeur, ce qui compte, c’est que le travail soit fait. Peu importe comment le salarié organise sa journée. Les objectifs lui ont été fixés à l’avance, à lui de les remplir. 

Confiance employeur/employé

Cela offre plus de souplesse et moins de fatigue avec la suppression du trajet domicile / travail. Le salarié n’a plus à se soucier de mauvaises conditions météo, d’une panne de voiture ou d’une grève dans les transports, d’un souci de garde d’enfant. Autrement dit : il gère son temps comme il l’entend… Tout ce système repose sur la confiance entre employeur et employé. Et parfois, localement, dans certains accords d’entreprise.

Car même si la pratique est très courante en Allemagne, vue comme un soutien à la politique familiale dans un pays où la natalité reste faible, rien n’existe véritablement dans la loi - ce qui est le cas par exemple aux Pays-Bas voisins depuis cinq ans. Une telle loi est peut-être sur le point de voir le jour cette année, et qui sait si cette pandémie de coronavirus ne jouera pas en Allemagne comme dans d’autres pays d’Europe, le rôle d’accélérateur.

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