Après près de deux mois d'épidémie, où en est la Chine avec le coronavirus ? Alors que l'inquiétude grandit dans d'autres pays, le pic de contamination semble être passé dans le pays qui a vu émerger ce nouveau virus. Mais le nombre de morts, lui, ne cesse de croître.

A Wuhan, foyer de l'épidémie, le nombre de contaminations quotidiennes est reparti à la hausse lundi
A Wuhan, foyer de l'épidémie, le nombre de contaminations quotidiennes est reparti à la hausse lundi © AFP / STR

Corée du Sud, Iran, Italie : l'inquiétude grandit dans plusieurs pays du monde, où le nombre de contaminations et de décès liés au coronavirus a fortement augmenté depuis le début de la semaine. Mais qu'en est-il dans le pays où le virus a commencé à se répandre, et celui qui reste encore le plus touché : la Chine ?

Depuis le 20 février, la tendance du nombre quotidien des nouvelles contaminations était à la baisse, laissant espérer un recul de l'épidémie, pour chuter jusqu'au nombre de 409 nouvelles contaminations le 23 février - bien loin des 4 091 cas recensés en une seule journée le 31 janvier dernier. 

L'allègement de la quarantaine annulé

Mais dans la journée de lundi, le nombre de contaminations est reparti à la hausse, avec 508 cas recensés dans le pays - dont 499 dans la seule province du Hubei, où le chiffre n'était "que" de 398 contaminations la veille. Ainsi, l'allègement de la quarantaine qui devait avoir lieu à Wuhan a finalement été annulé. 

En revanche, dans le reste de la Chine continentale, le nombre de nouvelles contaminations continue de ralentir : seuls neuf nouveaux cas ont été recensés lundi, soit le plus faible nombre depuis le 20 janvier. Le nombre de morts, lui, reste plus élevé, avec un pic à 150 nouveaux décès dimanche (la journée du 12 février a montré un pic de contaminations et de décès, mais lié à l'adoption d'une nouvelle méthode de comptage).

Invité sur France Inter mardi matin, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet a expliqué que les informations étaient toutefois compliquées à obtenir : "Les informations dont on dispose nous disent que le pic a été atteint il y a à peu près une semaine et que depuis nous sommes en décroissance. Mais ce sont des informations difficiles à interpréter, car les définitions de cas ont changé successivement : ils ont maintenant réintroduit la nécessité d'avoir une confirmation de diagnostic avec un test qui n'est pas disponible partout", explique-t-il, laissant supposer un chiffre sous-évalué en raison des changements de définition pour identifier des cas avérés. 

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