Coup d'Etat militaire en ThaÏlande
Coup d'Etat militaire en ThaÏlande © MaxPPP / Asanka Brendon Ratnayake/LNP

L'armée prend le pouvoir et suspend la Constitution. Les militaires ont mis en place un couvre-feu dans le pays.

De leur côté, les chemises rouges promettent de rester mobilisées.

A la mi-journée, l'armée annonce son coup d'Etat

Les opposants réclament un Premier ministre "neutre"

En direct, à la télévision, l'armée justifie le coup d'Etat par le besoin de réformes.... Le besoin de rétablir l'ordre après des troubles, une contestation politique violente, qui secouent le pays depuis 6 mois.

Afin de permettre à la situation de revenir rapidement à la normale, de rétablir la paix sociale et de réformer le fonctionnement de la structure politique, économique et sociale, l'armée doit prendre le contrôle du pouvoir

C'est le général Prayuth Chan-ocha, chef d'état-major des armées, qui a pris la parole, deux jours après l'instauration de la loi martiale.

A Bangkok, les précisions du correspondant de France inter, Arnaud Dubus:

France Hollande a réagi trois heures après l'annonce:

(je) condamne la prise de pouvoir par l'armée en Thaïlande

Couvre feu instauré partout

Un couvre-feu a été instauré sur l'ensemble du territoire entre 22h00 et 05h00 du matin et toutes les stations de radio et de télévision ont cessé la diffusion de leurs programmes habituels, remplacés par des messages militaires.

La Consitution suspendue

La Constitution a été temporairement suspendue et le Premier ministre par intérim Niwatthamrong Boonsongphaisan et ses ministres ont été convoqués dans une caserne du nord de Bangkok pour rendre compte à l'état-major. Déclaration lapidaire du porte-parole ajoint de l'armée:

Aucun rassemblement de cinq personnes ou plus ne pourra se tenir en aucun lieu. Quiconque enfreindra cette disposition sera passible d'au moins un an de prison

Le leader de la contestation arrêté

au tour des "chemises rouges" de manifester en thaïlande
au tour des "chemises rouges" de manifester en thaïlande © reuters

Peu de temps auparavant, les soldats avaient appréhendé le leader de la contestation antigouvernementale, Suthep Thaugsuban, lors d'une réunion destinée à sortir la Thaïlande de l'impasse politique où elle se trouve. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont désormais interdits.

Un pays en crise depuis plus de 10 ans

Ce coup d'Etat est un nouvel épisode dans la crise que connaît le pays depuis une décennie et qui oppose d'une part les partisans de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par l'armée en 2006, et d'autre part la classe dirigeante royaliste.

Depuis l'instauration de la monarchie constitutionnelle, en 1932, les soldats ont mené 18 coups d'Etat, le dernier en date contre Thaksin, il y a huit ans.

Une ultime tentative d'apaisement... qui se termine par un coup d'Etat

Après avoir imposé la loi martiale, Prayuth a appelé les deux camps à un premier tour de table, mercredi, pour tenter de trouver un compromis s'articulant autour de la nomination d'un Premier ministre intérimaire, de réformes politiques et la convocation d'une élection.

première réunion autour de l'armée en thaïlande infructueuse
première réunion autour de l'armée en thaïlande infructueuse © reuters

La réunion s'est soldée par un échec, aucune des deux parties ne souhaitant faire de concessions. L'armée a alors laissé les "chemises rouges" de Thaksin et les manifestants antigouvernementaux occuper la rue en s'assurant qu'il n'y ait pas d'affrontements directs.

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