[scald=60937:sdl_editor_representation]CANNES (Reuters) - Barack Obama a été omniprésent ces deux derniers jours à Cannes, où il a pris un cours accéléré en politique européenne lors du sommet du G20, dominé par la crise de la zone euro.

Rarement un président américain sera resté aussi longtemps sur le territoire français et, surtout, se sera montré si intéressé par les arcanes d'une construction européenne qui échappent la plupart du temps aux dirigeants étrangers.

Fait exceptionnel, Barack Obama a participé jeudi soir à un mini-sommet de pays de la zone euro sur la crise de la dette grecque et ses suites et il a eu deux entretiens en tête à tête avec son homologue français, Nicolas Sarkozy, en 24 heures.

Son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a pour sa part assisté jeudi à une réunion des ministres des Finances français, allemand, et italien.

La crise de l'euro a également été le principal sujet des travaux du sommet du G20 jeudi, signe de l'inquiétude qu'elle suscite parmi les principales puissances économiques du monde.

Vendredi, alors que les présidents américains sont généralement les derniers arrivés, les journalistes ont pu voir Barack Obama se présenter parmi les premiers au Palais des Festivals, siège du sommet, et discuter avec d'autres dirigeants en attendant le début des travaux.

"J'ai l'impression que vous devez être créatifs, ici", l'a-t-on entendu dire à la chancelière allemande Angela Merkel.

"Je ne sais plus qui (...) a dit en plaisantant que j'avais pris une formation accélérée en politique européenne ces derniers jours", soulignera-t-il plus tard, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet.

Le président américain n'en avait cependant pas encore tout à fait fini avec l'Europe, la France et Nicolas Sarkozy, auquel il a fait le cadeau d'une interview télévisée commune, à moins de six mois de l'élection présidentielle française.

Avant l'enregistrement, dans le bureau du maire de Cannes, de cette interview diffusée dans la soirée par TF1 et France 2, Barack Obama et Nicolas Sarkozy avaient présidé côte à côte et sous une pluie battante une cérémonie en hommage à l'amitié franco-américaine et aux soldats qui ont participé ces derniers mois aux opérations militaires en Libye.

Le président américain a conclu son discours par un "Vive la France !" en français.

Emmanuel Jarry, avec Ralph Boulton, édité par Sophie Louet

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