Le gouvernement israélien veut absolument que la rentrée scolaire se déroule comme prévu le 1er septembre prochain. Pour dépister les 3-12 ans non-éligibles au vaccin, un dépistage sérologique massif a donc été lancé.

Un adolescent de 16 ans reçoit une dose Pfitzer-BioNtech près de Tel Aviv. Les 3-12 ans, non éligibles au vaccin, devront être testés négatifs pour être admis à l'école.
Un adolescent de 16 ans reçoit une dose Pfitzer-BioNtech près de Tel Aviv. Les 3-12 ans, non éligibles au vaccin, devront être testés négatifs pour être admis à l'école. © Radio France / Jack Guez

En Israël où le variant Delta de la Covid-19 touche essentiellement, sous ses formes graves, des personnes non-vaccinées, le "passeport vert"  est obligatoire dans les lieux publics à partir de... 3 ans ! Les enfants de 3 à 12 ans n'étant pas concernés par la campagne de vaccination massive lancée en décembre 2020, il faut donc produire des test PCR (payants et coûteux en Israël) pour se rendre dans les lieux concernés.

Mais qu'en est-il de l'école ? Évidemment, il n'est pas possible d'instaurer le passeport vert pour permettre aux élèves d'entrer dans leurs classes de maternelle, primaire et collège. En revanche, disposer du sésame leur permettra d'échapper aux mesures de confinement prévues par le protocole scolaire. La règle est claire : si un élève est détecté positif, il doit se mettre en quarantaine chez lui, tout comme ses camarades qui ne disposeraient pas des anticorps pour lutter contre le coronavirus. À l'inverse, les enfants ayant sécrété assez d'anticorps contre le virus pourront rester à l'école.

300 lieux de tests

Voilà pourquoi les autorités israéliennes ont ouvert dimanche 22 août une campagne de dépistage sérologique massive qui s'adresse aux 2 millions de jeunes âgés de 3 à 12 ans dans le pays. Selon une opération pilote menée auprès de la communauté juive ultra-orthodoxe, 1 enfant sur 5 a développé la Covid de façon asymptomatique. Cette population-là dispose donc des anticorps nécessaires. La campagne qui vient d'être lancée propose de savoir qui a été malade et s'il dispose des précieux anticorps. 

La méthode est simple, une petite piqûre au doigt, très légère, comme quand il s'agit de mesurer le diabète. Le Maguen David Adom, l'équivalent israélien du Samu ou de la Croix-Rouge, a ouvert 300 lieux de tests sérologiques dans tout le pays pour cette opération géante supervisée par les ministères de la Santé, de l'Éducation et de la Défense. 

Cependant, même si les écoles rouvrent le 1er septembre comme prévu (le gouvernement du nouveau Premier ministre Naftali Bennett veut éviter un chamboulement de la vie quotidienne des Israéliens), elles refermeront leurs portes cinq jour plus tard à l'occasion des grandes fêtes juives de Rosh Hashana, Kippour et Soukkot. La "vraie" rentrée se tiendra donc fin septembre. D'ici là, les autorités espèrent que la vague Delta aura été contenue grâce à une troisième dose de vaccin proposée dès 40 ans (1,2 million de personnes sur 10 millions ont déjà été triplement vaccinées) et à une quarantaine très stricte pour ceux qui viennent de l'étranger.