Le PDG du géant pharmaceutique américain Pfizer estime qu’une troisième dose du vaccin contre la Covid-19 sera "probablement" nécessaire. Pour Albert Bourla, l’épidémie "va devenir comme la grippe" avec une injection annuelle.

Albert Bourla le PDG du groupe pharmaceutique américain Pfizer, le 17 janvier 2019
Albert Bourla le PDG du groupe pharmaceutique américain Pfizer, le 17 janvier 2019 © AFP / DREW ANGERER

eCeEn France, près de 12 millions de personnes ont reçu au moins une dose du vaccin contre la Covid-19 au 14 avril, selon le ministère de la Santé. En attendant de recevoir la deuxième injection, la question d’un rappel annuel se pose face à la propagation des variants. Le PDG de Pfizer, dont le groupe pharmaceutique a développé un vaccin à ARN Messager, juge probable la nécessité d’administrer une troisième dose d’ici "six mois à un an" après une vaccination complète. Il l'a dit au journal les Echos, en France et au network CNBC aux Etats-Unis. Voici ce qu'il a dit exactement.

"Une troisième dose probablement nécessaire"

La chaîne américaine CNBC rapporte les propos du PDG de Pfizer qui se projette sur la suite à donner aux différentes campagnes de vaccination à travers le monde. Il avance l' "hypothèse vraisemblable qu'une troisième dose sera probablement nécessaire, entre six mois et douze mois" mais, prévient-il "tout cela doit être confirmé". Ce délai pour le rappel vaccinal interviendrait au terme de l’injection des deux doses pour les vaccins à ARN Messager comme ceux de Pfizer ou Moderna, les seuls approuvés en Europe qui utilisent cette technologie. 

"Il y aura une vaccination à nouveau chaque année, mais tout cela doit être confirmé. Et encore une fois, les variants joueront un rôle clé", Albert Bourla

Pour justifier du délai avancé de six à douze mois pour l'administration du rappel, Albert Bourla cite Israël comme exemple. Le pays est proche del’immunité collective puisque 57,4% des Israéliens ont reçu au moins une dose et 53,3% deux doses. "Nous avons un recul de six mois. À ce stade la protection est toujours élevée (...), supérieure à 80%", souligne le PDG de Pfizer. Albert Bourla entrouvre également l’idée d’une injection annuelle comme la grippe saisonnière. Le patron du géant pharmaceutique américain tente la comparaison entre la Covid-19 et la grippe en évoquant "une vaccination à nouveau chaque année".

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"Cette épidémie va devenir comme la grippe"

Albert Bourla dresse également ce parallèle dans un entretien aux Échos : "je pense que cette épidémie va devenir comme la grippe. Nous serons vaccinés et nous aurons une vie normale". Au sujet de l’après-covid, le PDG de la firme américaine se veut optimiste. Il estime qu’un retour à la vie normale est envisageable "à l’automne en Europe" en citant une nouvelle fois l'exemple d'Israël pour "démontrer qu’il y a un espoir (...), tout dépend à quelle vitesse on vaccine". Albert Bourla indique d’ailleurs au quotidien économique que Pfizer livrera à l’Union Européenne "ce trimestre quatre fois plus de doses qu’au premier trimestre, soit 250 millions de doses".

En Europe, le prix du vaccin est "celui d'un repas"

C'est sans doute l'un des secrets les mieux gardés depuis le début de l'épidémie : le prix des vaccins. Les contrats passés entre l'Union Européenne et les groupes pharmaceutiques comme Pfizer sont confidentiels. Dans les Echos, Albert Bourla se défend : "nous avons décidé d'opter pour un système à trois niveaux de prix différents. Pour les pays à revenu élevé comme l'Europe (..), le prix est celui d'un repas. Ces vaccins ont un prix inestimable, en milliers de milliards de dollars, ils sauvent des vies humaines". Dans le même temps, le PDG de Pfizer reconnaît dans les colonnes du quotidien être "déçu" que son groupe n'ait pas davantage bénéficié en Bourse du succès de son vaccin.