Les recherches se poursuivent sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings.
Les recherches se poursuivent sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings. © EPA/MaxPPP / Sébastien Nogier

Les enquêteurs espèrent accélérer leur travail sur le site de la catastrophe grâce à la construction d'un chemin d'accès direct. Jusqu'ici, l'enquête était compliquée par le terrain très escarpé et difficilement accessible.

Le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, porte-parole de la gendarmerie, a déclaré lundi à Reuters que ce chemin accessible aux véhicules tout-terrain serait achevé mardi ou mercredi en déboisant l'accès et en stabilisant la terre. "On va gagner du temps", assure-t-il. Jusqu'à présent, la quinzaine d'enquêteurs qui travaillent sur le site y descendent par hélitreuillage, au moyen d'hélicoptères partant de l'aérodrome de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), à une dizaine de kilomètres de là.

Leur travail est donc dépendant de la météo, souvent changeante en montagne, et les pièces de l'avion les plus importantes sont difficiles à hélitreuiller.

Les enquêteurs ont déjà isolé 78 ADN disctincts qui devront être comparés à ceux des familles des victimes pour identification, a rappelé Xavier Vialenc, précisant qu'environ 350 personnes travaillaient sur le terrain dans cette enquête. La deuxième boîte noire, qui enregistre les paramètres de vol, n'a toujours pas été retrouvée.

Le copilote de l'Airbus A320 de la Germanwings, Andreas Lubitz, a volontairement provoqué le crash de l'appareil qui s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises avec 150 personnes à son bord, selon les éléments de l'enquête.

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Les familles prises en charge sur place

Trois cent vingt-cinq personnes ont été accueillies dans le centre d'assistance mis en place dans un hôtel de Marseille par la Lufthansa et Germanwings pour les familles des victimes.

"Toutes les familles qui ont contacté la compagnie ont été prises en charge pour faciliter leur voyage à Marseille et leur accueil dans ce centre ouvert samedi dans un hôtel de la ville", a dit lundi à la presse le directeur des opérations de la Germanwings, Oliver Walter.

La semaine dernière, trois avions ont été affrétés depuis Barcelone et Düsseldorf. Les membres des familles arrivent désormais sur des vols réguliers. A ce jour, 325 personnes ont été accueillies à Marseille, en majorité de nationalités allemande et espagnole, avant leur déplacement à Seyne-les-Alpes, à proximité du lieu du crash.

"Cet accueil durera aussi longtemps que nécessaire, sans limite de temps", a dit Oliver Walter.

Quatre-vingt-dix personnes, salariés de la Lufthansa pour l'essentiel, ont été détachées dans ce centre d'assistance, dont 58 sont directement attachées au service des familles. Les autres s'occupent de l'intendance qui a été confiée à la société américaine Kenyon spécialisée dans la logistique de crise.

Le responsable de la Germanwings a confirmé le versement d'une "aide financière rapide" de 50.000 euros à chaque famille des victimes. "C'est une aide acquise qui ne vient pas en déduction d'autres indemnités", a-t-il dit.

Andreas Lubitz, qui était soigné pour une dépression que son employeur ignorait, souffrait peut-être aussi d'un décollement de la rétine, a rapporté dimanche Bild am Sonntag.

L'hebdomadaire allemand, qui cite des sources proches de l'enquête ayant eu connaissance du contenu d'une boîte noire, raconte en outre comment le commandant de bord a tenté d'enfoncer la porte du poste de pilotage dont il était sorti.

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