Le premier ministre Egyptien Sherif Ismail sur les lieux du crash
Le premier ministre Egyptien Sherif Ismail sur les lieux du crash © REUTERS/Stringer

Alors que l'hypothèse d'un attentat à la bombe se précise, le chef de la diplomatie égyptienne a reproché samedi aux "pays étrangers" de ne pas partager avec Le Caire les informations de leurs services de renseignement sur le crash d'un avion de ligne russe dans le Sinaï et de ne pas davantage coopérer dans la lutte contre le terrorisme

Lors d'une conférence de presse au Caire ce samedi matin, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a souligné qu'aucune "hypothèse" ne pouvait encore être privilégée. Le chef de la diplomatie égyptienne s'en est pris à des "pays étrangers" qu'il n'a pas nommés.

Les informations que nous avons entendues sur les causes du crash n'ont pas été partagées en détail avec les services de sécurité égyptiens. Nous nous attendions à ce que les données techniques nous soient fournies.

Les explications à Charm el Cheik de François Hume

Après les premières déclarations jugeant probable la thèse de l'attentat, plusieurs compagnies étrangères dont les britanniques avaient suspendu leurs vols vers et en provenance de Charm el-Cheikh alors que la France, la Belgique et le Danemark ont déconseillé à leurs ressortissants de s'y rendre. Même la Russie a suspendu vendredi ses vols vers l'Egypte. Alors que plusieurs pays ont mis en cause d'une possible déficience des services de sécurité égyptiens, Washington a demandé à "certains" aéroports du Moyen-Orient de renforcer leurs mesures de sécurité pour les vols en direction des Etats-Unis par mesure de "précaution".

C’est si facile d’entrer et sortir dans cet aéroport. Il n’y a pas de sécurité. Avec de l’argent, vous pouvez faire ce que vous voulez dans cet aéroport.

La thèse de l'attentat privilégiée

Une semaine après le crash qui a coûté la vie aux 224 personnes à bord, le responsable égyptien de l'enquête ainsi que le ministre de l'Aviation civile doivent en principe tenir une conférence de presse très attendue samedi à 16H00 au Caire.

L'analyse des deux boîtes noires de l'avion, croisée avec des relevés sur les lieux du crash et l'expérience des enquêteurs, indiquerait l'attentat à la bombe après 24 minutes de vol.

Le groupe Etat islamique (EI), dont la branche égyptienne est active dans le Sinaï, a affirmé être responsable de ce crash mais sans expliquer comment.

Mots-clés :
Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.