Les recherches se poursuivent sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings.
Les recherches se poursuivent sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings. © EPA/MaxPPP / Sébastien Nogier

Le journal allemand Bild a pu écouter les enregistrements du vol de l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé mardi dernier. Dans les toutes dernières minutes, le commandant hurle à son copilote d'ouvrir "la foutue porte".

Selon le quotidien Bild, les vingt premières minutes du vol sont l'occasion d'échanges banals entre le commandant de bord et son copilote, Andreas Lubitz, soupçonné d'avoir délibérément crashé l'appareil dans les Alpes avec 150 personnes à bord.

Le pilote a essayé d'ouvrir la porte à coups de hache

Le pilote explique notamment à Lubitz qu'il n'a pas eu le temps d'aller aux toilettes avant le décollage à Barcelone. C'est à ce moment-là, à 10h27, qu'il demande au copilote de préparer l'atterrissage à Düsseldorf. Les réponses d'Andreas Lubitz ont de quoi étonner : "J'espère", "On verra". Puis il assure au commandant qu'il peut "maintenant" aller aux toilettes.

► ► ►LIRE AUSSI | Andreas Lubitz : "Tout le monde connaîtra mon nom"

Deux minutes plus tard, on entend un siège qui recule et la porte du cockpit qui se referme. Le copilote est alors seul aux commandes. 10h29 : l'avion commence sa descente, selon Bild. 10h32 : une alarme retentit et les contrôleurs français tentent de contacter l'appareil. En vain. On entend alors un bruit contre la porte, puis la voix du pilote : "Pour l'amour de Dieu, ouvre la porte". À 10h35, il y a de nouveaux coups "métalliques" : le pilote essaie manifestement d'ouvrir la porte à la hache.

Lubitz reste muet jusqu'au bout

Le commandant hurle à nouveau : "Ouvre cette foutue porte !" À l'intérieur du cockpit, Andreas Lubitz reste silencieux. On l'entend respirer calmement. 10h40 : l'Airbus heurte une paroi, des passagers crient, puis plus rien, fin de l'enregistrement.

► ► ► LIRE AUSSI | "Le copilote a actionné le bouton commandant la perte d'altitude"

Andreas Lubitz est soupçonné d'avoir volontairement précipité l'appareil contre une montagne dans les Alpes-de-Haute-Provence. Selon les premiers éléments de l'enquête, il souffrait de dépression depuis plusieurs années.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.