La Russie s'engage à soutenir la résolution aux Nations unies qui prévoit un accès sans restriction au site de l'accident du vol MH17 de la Malaysia Airlines. Selon certaines conditions.

"Cette résolution a le soutien de la Russie(...) tant qu'elle ne tient personne pour responsable", a expliqué l'ambassadeur, Vladimir Morozov, dans une interview ce lundi au journal Australian Financial Review.

Une bataille diplomatique s'est engagée pour obtenir de Vladimir Poutine qu’il fasse pression sur les séparatistes pro-russes afin que les secours et les enquêteurs puissent accéder au site du crash du vol MH-17 où 298 personnes sont mortes jeudi dernier.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a désigné directement les séparatistes pro-russes dans le drame du crash de la Malaysia Airlines

Il est clair que le missile qui aurait détruit le boeing est un système en provenance de la Russie

Chantage et pillage des séparatistes pro-russes

Des rebelles pro-russes contrôlent le site du crash
Des rebelles pro-russes contrôlent le site du crash © Reuters

Après les rumeurs de pillages, notamment des cartes de crédits des occupants de l’avion de la Malaysia Airlines qui s’est crashé jeudi dans l’est de l’Ukraine, les séparatistes pro-russes qui contrôlent la zone refusent l’accès du site aux secours et aux enquêteurs internationaux. Ils ont posé des conditions à Kiev : conclure une trêve à leur avantage. Conditions jugées inacceptables par le gouvernement ukrainien.

Les séparatistes détiennent les boites noires de l'appareil

Leur chef l'a confirmé dimanche. La rumeur veut que ces boites noires soient aujourd'hui à Donetsk, bastion des rebelles.

Le règne de la rumeur

Les corps des 298 victimes continuent d'être évacués du site du crash. Certains cadavres ont été placés dans un wagon réfrigéré dans une localité voisine. Une rumeur veut qu'ils aient été également emmenés à Donetsk.

Pression européenne contre Poutine

François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont exigé du président russe Vladimir Poutine "qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens" le "libre et total accès" à la zone du crash sous peine de sanctions européennes.

Si la Russie ne prend pas immédiatement les mesures nécessaires, les conséquences en seront tirées par l’Union Européenne

L'Europe divisée

Un conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE doit avoir lieu mardi prochain pour en discuter. Les Etats Membres de l’UE sont divisés sur cette question, mais plusieurs pays considèrent, à l’instar des États-Unis, que le vol MH-17 a été abattu par un missile lancé depuis une zone contrôlée par les séparatistes pro-russes.

Pendant ce temps, la guerre entre loyalistes ukrainiens et séparatistes pro-russes continue.

La situation dans l'est de l'Ukraine
La situation dans l'est de l'Ukraine © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.