Deux jours après le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines qui a fait 298 morts, l’enquête est au cœur du conflit entre les Ukrainiens et les séparatistes pro-russes. Malgré l’accord sur une zone de sécurité autour du site, Kiev accuse les rebelles pro-russes de chercher à détruire des preuves.

un boeing malaisien abattu au-dessus de l'ukraine
un boeing malaisien abattu au-dessus de l'ukraine © reuters

L’enquête au cœur d’une guerre de communication

Alors qu’une guerre de communication intense est en cours entre l’Ukraine et la Russie, chacun s’accusant mutuellement du drame, les autorités ukrainiennes affirment ce matin que les rebelles pro-russes ont enlevé trente-huit cadavres de la morgue de Donetsk pour pratiquer leurs propres autopsies.

Le conseil de sécurité ukrainien affirme également que les boites noires du vol MH17 ne lui ont pas été remises et que les séparatistes cherchent des moyens de transports de grande capacité pour emporter les restes de l’avion en Russie.

Sur les lieux du crash à l’est de l’Ukraine, après un accord entre Kiev et les rebelles, les secours ukrainiens ratissent les 25 kilomètres carrés du site. Ils ont pu retrouver 186 corps. Les combattants pro-russes les surveillent et leur interdisent d’emporter tout ce qui est trouvé.

L’enquête au cœur d’une crise internationale

Une équipe d’enquêteurs internationaux arrive aujourd’hui sur place. Les Pays-Bas, dont provenaient la plupart des victimes, ont envoyé une équipe accompagnée du ministre des Affaires étrangères. La Malaisie, envoie soixante-deux experts. Le FBI doit également envoyer une équipe avec des experts des transports américains.

Les Etats-Unis ont clairement pointé du doigt, hier, la responsabilité des séparatistes pro-russes dans ce drame et par extension, la possibilité d’une intervention technique russe pour tirer le missile qui serait responsable du crach de l'avion.

Une "zone de sécurité" mais pas de cessez-le-feu

Malgré l'accord entre forces gouvernementales et séparatistes pro-russes pour délimiter une "zone de sécurité" autour du site, les belligérants ont refusé de cesser le feu. Rien ne dit que les experts internationaux pourront donc accéder au site contrôlé par les rebelles. Déjà sur place, les inspecteurs de l’OSCE ont beaucoup de mal à y accéder.

Les loyalistes et les rebelles continuent la guerre dans la région. De violents combats ont lieu ce matin avec de multiples tirs de mortier autour de la ville de Lougansk. Ce bastion des pro-russes auraient été repris par les forces de Kiev.

Le résultat de l'enquête sera déterminant dans ce conflit. Il doit permettre d’identifier la provenance du tir qui aurait abbatu cet avion de ligne. Les rebelles pro-russes? Les forces loyalistes ukrainiennes? Ou l’armée russe? Impossible de le dire pour le moment.

Crash en Ukraine : ce que l'on sait
Crash en Ukraine : ce que l'on sait © Radio France
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