Vladimir Poutine va s'en doute devoir changer d'attitude en Ukraine
Vladimir Poutine va s'en doute devoir changer d'attitude en Ukraine © maxppp

Après le crash de l'avion de la Malaysia Airlines au dessus de l'Ukraine, les réactions se sont multipliées pour réclamer de toute urgence la fin du conflit qui empoisonne le pays. Les Etats-Unis, la Russie, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas... Tous ont condamné la situation sur place. Et la prochaine étape importante devrait être une réunion en urgence, ce vendredi du conseil de sécurité de l'ONU.

La réunion de l'Onu va probablement condamner fermement l'agression dont a été victime le Boeing 777, "ce n'est pas un accident" disait dès hier jeudi la maison Blanche.

Cette réunion va sans doute exiger la mise en place d'une enquête internationale. Obama, Merkel, Ban ki moon la réclament déjà. Les Américains sont allés jusqu'à décider avec l'accord du Président ukrainien, de l'envoi de spécialistes du FBI sur place.

Les pro-russes sur les lieux

Mais le Conseil de sécurité de l'Onu n'ira pas plus loin. La Russie bénéficie d'un droit de véto. L'enquête devra dire à terme s'il y a eu missile et qui l'a tiré. Mais elle risque de prendre du temps.

Les premiers à s'être rendus sur les lieux rapidement sont des séparatistes pro-russes. Ils contrôlent la zone et pourraient détenir la ou les boites noires. S'ils sont à l'origine du tir volontaire ou de l'erreur de tir, on peut imaginer qu'ils auront eu le temps de polluer le site pour faire disparaître les signatures.

Une enquête lente

Des Nations-unies entravées, une enquête lente, des sanctions contre Moscou à géométrie variable, la France s'accrochant à la vente de ses deux Mistral de Loire-Atlantique, on est loin de la détermination qui prévaudrait après la destruction en vol d'un avion civil à trois heures de Paris.

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