Experts internationaux et familles de victimes affluent à l’est de l’Ukraine, où l’avion de la Malaysia Airlines s’est crashé, jeudi, faisant 298 morts. Alors que l’accès de la zone, détenue par les rebelles pro-russes, est toujours très difficile, les condamnations vis-à-vis de la Russie se multiplient.

un boeing malaisien abattu au-dessus de l'est de l'ukraine
un boeing malaisien abattu au-dessus de l'est de l'ukraine © reuters

Côté occident : Vladimir Poutine sur le banc des accusés :

Le président russe doit faciliter l’accès au site! Mark Rutte, premier ministre néerlandais

Après les américains qui, par le biais de Barack Obama, pointent du doigt les séparatistes pro-russes dans la catastrophe ; le Royaume-Uni emboite le pas. Le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, regrette le soutien insuffisant des russes dans l’enquête.

Le premier Ministre britannique, David Cameron, ainsi que ses homologues néerlandais et australien, invite même l’Union Européenne à reconsidérer son approche vis-à-vis de Moscou. Voilà le débat sur les sanctions économiques relancé.

La France tempère

Le président François Hollande a jugé qu’il ne fallait pas être sur "des hypothèses mais sur des certitudes" et qu’il attendait "les conclusions incontestables d’une enquête internationale".

La situation de Paris est délicate. La France doit en effet livrer deux navires militaires à la Russie, actuellement en construction à St Nazaire.

Ecoutez la réaction deFrançois de Rugy d'Europe écologie les verts . Il répond à Olivier Benis dans le journal de 13h de France Inter.

En attendant les Autorités russes se défendent

Toute la journée de samedi, les officiels russes ont tenté de tempérer leur soutien vis-à-vis des séparatistes pro-russes en Ukraine. Ils se sont également indignés des accusations portées contre eux par les occidentaux.

  • Sur twitter, le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine n’hésite pas à écrire

La Maison Blanche établit clairement qui est coupable avant même que l’enquête sur la catastrophe ne commence !

  • Dans la presse, le quotidien Moskovski Komsomolets cite un expert militaire qui affirme que les rebelles ne pouvaient avoir les capacités techniques nécessaires pour faire fonctionner le missile Bouk, soupçonné d’être à l’origine de la tragédie.
  • Un autre journal, le Kommersant, ajoute que les dégâts de l’appareil ressemblent à ceux subis par un avion de ligne russe, touché par un missile ukrainien en 2001, ce qui avait causé la mort de 78 passagers.

Parmi les rumeurs de pillage

Le ministre néerlandais des affaires étrangères a vivement réagit en apprenant que les corps des victimes du crash, dont 192 néerlandais, avait été déplacés et pillés. Les banques néerlandaises ont pris des mesures préventives en apprenant que les cartes de crédit des victimes avaient été volées

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