A Izium, les soldats ukrainiens attendent
A Izium, les soldats ukrainiens attendent © Antoine Giniaux

Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés (G7) se sont mis d'accord samedi sur le principe d'imposer rapidement de nouvelles sanctions à la Russie en raison de son rôle dans la crise en Ukraine, indiquent des responsables.

Les sanctions américaines pourraient être prises dès lundi, ajoute-t-on de même source. Un haut responsable américain a précisé que les Etats du G7 décideront quelles sont les sanctions ciblées qu'ils entendent mettre en oeuvre.

Bien que coordonnées, ces sanctions ne seront pas nécessairement identiques d'un pays à l'autre.

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Ces nouvelles sanctions visent à punir la Russie pour ne pas avoir respecté l'accord international conclu à Genève destiné à désamorcer la crise en Ukraine, précise un communiqué du G7 rendu public par la Maison blanche à Washington.

Selon le communiqué:

Compte tenu de l'urgence de s'assurer de l'opportunité d'un vote démocratique réussi et pacifique le mois prochain lors de l'élection présidentielle, nous sommes déterminés à agir d'urgence pour intensifier les sanctions ciblées et les mesures accroissant le coût des actes de la Russie.

Le communiqué ne fournit cependant pas de liste des mesures qui sont envisagées mais il prévient: "nous continuons à nous préparer pour passer à des sanctions plus larges et coordonnées, y compris des mesures sectorielles si les circonstances l'exigeaient".

Les dirigeants du G7 affirment que malgré tout "la porte demeure ouverte pour une résolution diplomatique à cette crise", et appelle, sur la base de l'accord de Genève, la Russie à s'engager dans cette voie.

Négociations autour des otages de l'OSCE

Les séparatistes pro-Russes qui détiennent huit observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, se sont dit prêts samedi à négocier un échange.

Selon le maire auto-proclamé de la ville, Viatcheslav Ponomariov:

La junte au pouvoir à Kiev détient nos camarades, par conséquent, si c'est possible, nous sommes prêts à un échange. Ce sont des soldats qui se trouvaient sur notre territoire sans notre permission, ils sont naturellement prisonniers.

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Il a précisé que ses hommes tentaient de déterminer qui ils sont, quelles étaient les activités qu'ils menaient et pour quelles raisons ils se sont rendus à Slaviansk.

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