La conférence de presse d'Obama et de Castro
La conférence de presse d'Obama et de Castro © REUTERS/Carlos Barria

Un long échange en tête à tête "franc et honnête", une conférence de presse ou les "divergence" en matière de droits de l'homme et de démocratie sont apparues au grand jour, le voyage historique de de Barack Obama à Cuba se poursuit.

Image longtemps inimaginable : le président des Etats-Unis et son homologue cubain Raul Castro ont participé lundi soir à une conférence de presse commune au palais de la Révolution de La Havane, à l'issue d'un long entretien en tête qualifié par le président américain de "franc et honnête" avec Raul Castro à propos des droits de l'homme et des domaines de coopération entre les deux pays.

Barack Obama a tout de même reconnu que "de sérieuses divergences, notamment sur la démocratie et les droits de l'homme", subsistent entre les deux pays. Une déclaration faite par le Président a américain alors qu'il se trouvait au côté de Raul Castro lors de l'apparition conjointe devant la presse et que les propos des deux hommes étaient retransmis en direct à la télévision cubaine.

Une conférénce de presse avec des questions... et des réponses

Raoul Castro a lui aussi répondu en direct à la télévision cubaine aux questions de journalistes étrangers, ce qui n'était jamais arrivé. Le leader cubain a parfois paru mal à l'aise et a montré de l'agacement après une question d'un journaliste américain portant sur les prisonniers politiques.

Donnez-moi la liste immédiatement pour que je les libère (...) Donnez-moi le nom ou les noms (...) S'il y en a, ils seront libérés avant la nuit !".

Raul Castro a ignoré les demandes de prise de parole des journalistes cubains désireux de profiter de l'occasion pour lui poser des questions mais s'est à nouveau agacé lorsqu'il a été de nouveau interrogé sur les droits de l'homme, n'acceptant de répondre à une nouvelle question que sur l'insistance de Barack Obama.

Combien de pays respectent l'intégralité des 61 droits humains? Le savez-vous? Je le sais. Aucun ! Aucun !

Raul Castro a défendu le bilan de son pays en matière de droits tels que l'accès aux soins, l'accès à l'éducation et l'égalité entre les hommes et les femmes, alors que Cuba critique régulièrement le racisme et les violences policières aux Etats-Unis ainsi que le recours à la torture sur la base américaine de Guantanamo, sur le territoire cubain. Il a livré ses propres exigences pour améliorer les relations entre les deux pays. Il a réclamé aux Etats-Unis la levée de leur embargo commercial en vigueur depuis plus d'un demi-siècle et la restitution de la base de Guantanamo.

Le récit de Frédéric Carbonne à Cuba

Barack Obama doit avoir ce mardi une rencontre privée avec des dissidents cubains à l'ambassade des Etats-Unis.

Un discours et surtout un match très attendus

Avant le président américain doit s'adresser à des millions de Cubains, depuis le coeur de La Havane, pour évoquer l'avenir des relations entre les deux pays. Le discours, très attendu sur l'île, sera retransmis en direct à la télévision cubaine.

Les explications de Frédéric Carbonne

La fin de la visite sera marqué par un match de baseball lui aussi historique. Le président américain assistera dans un stade de 55.000 places à la rencontre entre les Tampa Bay Rays de Floride et l'équipe nationale de Cuba, avant de s'envoler pour l'Argentine.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.