Un vétéran
Un vétéran © Reuters / Reuters

VIDÉO- On attend, dans l'ordre d'apparition à l'écran, la reine Elizabeth, Barack Obama et Vladimir Poutine qui seront tous les trois présents vendredi en Normandie pour le 70ème anniversaire du débarquement allié.

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Paris est jeudi le théâtre d'un ballet diplomatique centré sur la crise ukrainienne, en tête des thèmes abordés entre François Hollande et ses invités, Barack Obama et Vladimir Poutine. Après le G7 de Bruxelles, qui n'exclut pas de nouvelles sanctions contre la Russie, la France veut favoriser la désescalade exigée par les Européens et obtenir, au minimum, une poignée de main entre les présidents russe et ukrainien.

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Le délicat agenda imaginé par les chancelleries évite tout croisement dans la capitale française entre Barack Obama et Vladimir Poutine, qui partageront deux repas vespéraux consécutifs avec François Hollande : dans un restaurant basque proche de l'Etoile pour le président américain, à l'Elysée ensuite pour le chef du Kremlin.

La France, centre du monde

La France, "centre du monde" à l'occasion des cérémonies qui réuniront vendredi 18 chefs d'Etat et de gouvernement et 3 000 vétérans sur les pages normandes, a selon François Hollande "une responsabilité particulière pour rendre hommage aux peuples qui se sont sacrifiés pour notre liberté".

La présence exceptionnelle de la plupart des dirigeants occidentaux va, de facto, transformer ce rassemblement en sommet informel sur l'Ukraine, livrée au chaos depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en mars et l'éclatement de troubles séparatistes pro-russes dans l'Est.

Une rencontre Poutine-Porochenko ?

Vladimir Poutine, qui s'entretiendra avec le Britannique David Cameron à Paris et l'Allemande Angela Merkel en Normandie, n'a pas exclu de rencontrer son nouvel homologue ukrainien vendredi en marge des cérémonies du D-Day.

Les deux hommes se retrouveront à la même table lors d'un déjeuner au château de Bénouville, puis lors du spectacle prévu dans l'après-midi sur la plage de Ouistreham (Calvados). Dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1 et TF1, Vladimir Poutine a dit n'avoir aucune intention "d'ignorer quiconque" en France.

Le président ukrainien élu le 25 mai, dont l'investiture est prévue samedi, a lui aussi fait montre d'ouverture :

Au point où nous en sommes, une rencontre entre Poutine et moi n'est pas envisagée, mais je n'exclus pas qu'elle ait lieu sous une forme ou sous une autre.

Vladimir Poutine, lors d'un entretien à TF1 et Europe 1 (capture d'écran)
Vladimir Poutine, lors d'un entretien à TF1 et Europe 1 (capture d'écran) © radio-france

Partisans d'une ligne dure à l'égard de Moscou, les États-Unis ont notamment émis des réserves sur la vente par la France de navires porte-hélicoptères Mistral à la Russie, une requête à laquelle François Hollande a adressé une fin de non recevoir. Le sujet sera sans doute au menu du dîner entre les deux dirigeants, de même que le dossier de la banque française BNP, accusée par la justice américaine d'avoir financé des opérations avec des pays sous embargo américain, tels que l'Iran, le Soudan et Cuba.

Les consignes de sécurité liées à la présence de multiples hôtes de marque dans la capitale compliquait jeudi la vie des Parisiens, qui devront aussi compter avec l'arrivée dans l'après-midi de la reine d'Angleterre Elizabeth II.

En visite d'Etat, la souveraine francophone âgée de 88 ans sera accueillie par François Hollande gare du Nord avant une cérémonie à l'Arc de Triomphe puis un entretien à l'Elysée.

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