[scald=110263:sdl_editor_representation]BEYROUTH (Reuters) - Le soulèvement entamé il y a un an en Syrie est désormais terminé, mais les forces gouvernementales resteront dans les villes pour y "maintenir l'ordre", conformément au plan de sortie de crise de Kofi Annan, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe, a affirmé le ministère des Affaires étrangères.

Le diplomate ghanéen a reconnu au gouvernement le droit de réagir aux violences, a souligné Djihad Makdissi, porte-parole du ministère, vendredi soir à la télévision publique.

Damas, qui a accepté ce plan mardi, va, selon lui, coopérer avec les Nations unies pour dissiper les "prétextes" utilisés pour justifier les pressions internationales.

"La bataille pour le renversement de l'Etat est terminée. Notre objectif est d'assurer la stabilité et de créer les conditions nécessaires aux réformes et au développement de la Syrie tout en empêchant certains de saboter la voie des réformes", a poursuivi le porte-parole.

Le gouvernement, a-t-il précisé, a accepté le plan Annan en échange de la reconnaissance de sa souveraineté et de son droit au rétablissement de l'ordre.

"UNE QUESTION SYRIENNE"

"L'autre exigence est le respect de la stabilité syrienne (...) Lorsque la sécurité sera assurée pour les civils, l'armée partira. Elle n'a pas à attendre de décision de Kofi Annan pour partir. Il s'agit d'une question syrienne", a insisté Djihad Makdissi.

Le plan de sortie de crise de l'émissaire, approuvé par l'Onu et entériné par la Ligue arabe, prévoit notamment un cessez-le-feu immédiat, un accès à l'aide humanitaire pour les populations civiles et l'ouverture d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition.

Ahmad Fawzi, porte-parole du médiateur de l'Onu et de la Ligue arabe, a levé les ambiguïtés sur la proposition de trêve en précisant qu'il incombait à l'armée syrienne d'agir la première en retirant ses blindés, son artillerie lourde et ses soldats des villes.

Le plan Annan "demande spécifiquement au gouvernement de retirer ses troupes et de ne plus recourir aux armes lourdes dans les zones habitées. Ce qui veut dire très clairement que le gouvernement doit le premier s'arrêter, puis débattre d'une cessation des hostilités avec l'autre camp et le médiateur", a-t-il expliqué vendredi.

Erika Solomon, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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