Le porte-parole du bureau de coordination de affaires humanitaires de l'ONU, assure que les combats en Syrie empêchent l’approvisionnement en eau de millions de personnes.

Des enfants viennent chercher de l'eau dans une rue à Damas.
Des enfants viennent chercher de l'eau dans une rue à Damas. © Reuters / Bassam Khabieh

La pénurie d'eau à Damas serait la conséquence de combats entre régime et rebelles dans la région de Wadi Barada, au nord-ouest de la capitale syrienne, là où se trouve sa principale source d'eau. Les deux camps s'accusent mutuellement d'être responsable de cette crise de l’eau. Partout dans la ville, il y a de longues files d'attente pour quelques gouttes du précieux liquide.

Carte de la région concernée par la pénurie d'eau
Carte de la région concernée par la pénurie d'eau © Google Maps

Des sources parfois prises pour cibles

Les habitants ont pris l’habitude de voir l'eau du robinet réapparaitre parfois l'espace d'une ou deux heures, tous les trois jours. Des camions-citerne distribuent de l'eau tirée des puits de réserve de la capitale, alternant la distribution dans les différents quartiers. Depuis le 22 décembre, 5,5 millions de personnes à Damas et dans ses environs ont été coupés du principal réseau d'adduction d'eau selon le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

"Deux sources principales d'eau potable (Wadi Barada et Aïn al-Fijé), qui fournissent de l'eau propre et saine à 70% de la population de Damas et de ses environs, ne fonctionnent plus, après avoir été délibérément prises pour cible", explique l'Ocha qui parle "des infrastructures endommagées", sans pour autant désigner de responsable.

L'impossible ravitaillement

Jens Laerke, du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, explique : "on envoie de l'eau aux écoles qui sont une priorité pour nous".

Il est impossible pour les Nations Unies d'intervenir sur les réseaux d'eau potable en pleine zone de combats. Chaque jour, les habitants de Damas forment de longues files d'attente devant des camions-citerne. Les organisations humanitaires craignent des épidémies si la situation se prolonge.

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