Emmanuel Macron reçoit ce vendredi le président de l'État de Palestine. Un président palestinien fragilisé et isolé.

Le palestinien Mahmoud Abbas de plus en plus isolé et fragilisé
Le palestinien Mahmoud Abbas de plus en plus isolé et fragilisé © AFP / ABBAS MOMANI

Les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d'Israël

Le président palestinien Mahmoud Abbas a gelé les relations avec l'administration Trump depuis décembre 2017, lorsque les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Abbas refuse toute interaction diplomatique avec les Américains en vue d'un règlement du conflit avec Israël. Il reste intraitable, et accuse les États-Unis de parti-pris pro-israélien. Il est vrai que les États-Unis ont rarement adopté un tel parti-pris pro-Israël.

Série de sanctions américaines

Au cours des dernières semaines, l'administration américaine a même fermé le bureau de la représentation palestinienne à Washington et supprimé 25 millions de dollars d'aide aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est (zone palestinienne). Au total, plus d'un demi milliard de dollars ont été gelés.

Il faut ajouter l'arrêt de la contribution financière américaine à des programmes civils de l’Autorité palestinienne (170 millions d’euros), et de celle versée à la mission des Nations unies venant en aide aux réfugiés palestiniens (environ 300 millions d'euros).

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Les déconvenues de Mahmoud Abbas

Par Etienne Monin

Il est isolé au sein de son propre camp

Mahmoud Abbas s’estime seul représentant du peuple palestinien. En octobre 2017, le Hamas (qui règne sur Gaza) et le Fatah de Mahmoud Abbas concluent un accord de réconciliation sous l’égide de l’Égypte. Cet accord est un échec, il n'est pas suivi d'effet. La violence s'ensuit  : 130 Palestiniens sont tués, et 4 500 sont blessés lors de manifestations, frappes israéliennes et tirs de roquettes palestiniens à l'appui.

Mahmoud Abbas continue de réclamer que la branche armée du Hamas soit dissoute. Il punit les habitants de Gaza en maintenant par exemple le gel des salaires des fonctionnaires sur place.

Aujourd'hui, Abbas n'a pas de successeur désigné. Il a 83 ans et une santé défaillante.

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