Avec des mesures pratiques sur le terrain, Starbucks et Airbnb s’opposent au décret interdisant l’entrée des États-Unis aux ressortissants de certains pays musulmans.

Le PDG de Starbucks prévoit l'embauche de 10.000 réfugiés qui fuient les pays visés par le décret anti-immigration de Donald Trump
Le PDG de Starbucks prévoit l'embauche de 10.000 réfugiés qui fuient les pays visés par le décret anti-immigration de Donald Trump © Reuters / Jacky Naegelen

Alors que des manifestations ont eu lieu tout le week-end dans plusieurs aéroports américains contre l’application de ce décret, cette fois ce sont les enseignes Starbucks et Airbnb qui réagissent au texte. Ce décret présidentiel, entré en application dès sa signature vendredi 27 janvier, interdit l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants d'Iran, d'Irak, du Yémen, de Somalie, du Soudan et de Libye pendant une durée de 90 jours. Tous les Syriens sont, eux, interdits d'entrée sur le territoire américain jusqu'à nouvel ordre.

Dans un communiqué officiel intitulé "Vivre nos valeurs en des temps incertains", Howard Schultz, le patron de la chaîne de cafés Starbucks annonce son intention d’employer 10 000 réfugiés d’ici 2022, de ceux qui ont fui les guerres dans les plus de 75 pays où la marque est implantée.

Airbnb s’engage pour loger en aide aux réfugiés

Chez Airbnb, le pdg a lui-même annoncé le lancement d’une opération d’aide aux réfugiés ‘’plus autorisés à rester sur le sol américain" après le décret Trump.

Le message vise en particulier des voyageurs qui se retrouveraient bloqués sur le sol américain en raison de l’application immédiate, depuis vendredi, de ce décret controversé. La plateforme redirige les volontaires vers un site sur lequel ils peuvent s’inscrire en ligne.

Air France, le bon élève

A l'inverse, certaines entreprises ont immédiatement appliqué le décret de manière pratique : dimanche, la compagnie aérienne française a tout bonnement refusé d’embarquer une quinzaine personnes à destination des USA. Les passagers dont l'embarquement a été refusé par Air France sont des ressortissants de ces pays, "mais cela ne veut pas dire qu'ils venaient forcément de ces pays", a précisé le porte-parole.

Nous avons pris en charge tous ces passagers, personne n'est bloqué à Paris, on a pris les dispositions nécessaires pour réacheminer ces personnes à leur point d'origine (précision du porte-parole d’Air France)

Air France a prévu de prévenir les passagers par courriel ou SMS sur les nouvelles règles, leur éviter de prendre un vol et de se voir refuser une fois arrivés à Paris l'embarquement à bord d'un vol Air France pour les Etats-Unis. "Air France (…) n'est pas autorisée à embarquer, en connaissance de cause, des passagers pour une destination dont l'accès leur est interdit, (..) Air France ne fait que se conformer aux règles internationales qui régissent le transport aérien, qu'elle est tenue de respecter."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.