La chasse aux voix bat son plein pour prendre la tête de l'Unesco, avec des critiques envers le candidat du Qatar qui n'a pas compté à la dépense avant le vote ce vendredi.

Le vainqueur qui prendre la tête de l'UNESCO sera connu vendredi soir
Le vainqueur qui prendre la tête de l'UNESCO sera connu vendredi soir © AFP / JACQUES DEMARTHON

Accéder à la direction générale de l'agence des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture est une véritable lutte d'influence entre l'ancienne ministre de la Culture française, Audrey Azoulay, la candidate égyptienne Mouchira Khattab et le puissant candidat qatarien Hamad bin Abdulaziz Al-Kaowari.

Dans ce vote à cinq scrutins qui s'achève ce vendredi - le ou la nouvelle directeur.rice général.e de l'UNESCO devant être connu ce vendredi soir - chaque État pèse parmi les 58 votants, aussi bien l'île de Saint-Christophe et Nièvès dans les Caraïbes que la Chine ou les pays européens.

Un poids égal qui a fait de cette campagne une chasse aux voix. Depuis des mois, chacun use de son influence pour récolter des voix. Mais certains candidats ont mis la main à la poche.

Lutte d'influence contre lutte d'argent

C'est le cas du candidat du Qatar qui n'a pas hésité à inviter à Doha tous les membres du Conseil exécutif de l'UNESCO. Une dizaine de pays africains ont fait le déplacement dans l'émirat. Dans un tweet sur sa candidature, il a également fait savoir qu'il n'arrivait pas "les mains vides" au siège parisien de l'organisation.

Une diplomatie du chèque qui fait jaser en coulisse, même si publiquement, les rivaux se montrent fair-play. La candidate française pose ainsi, tout sourire, aux côtés de son adversaire.

Face au Qatar, la France a mobilisé tous ses réseaux pour soutenir Audrey Azoulay,. À l'Assemblée générale de l'ONU, en septembre dernier, Emmanuel Macron a fait un éloge appuyé de l'UNESCO mais surtout, en coulisses, le Président français a fait campagne auprès de ses homologue pour vendre la candidature d'Audrey Azoulay qui l'accompagnait à New York.

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