Des associations de la société civile ont lancé un appel au boycott de Facebook par les annonceurs pendant le mois de juillet, pour obtenir une meilleure régulation des groupes y incitant à la haine, au racisme ou à la violence.

Des associations de défense des Noirs américains et de la société civile ont lancé un appel au boycott de Facebook par les annonceurs pendant le mois de juillet
Des associations de défense des Noirs américains et de la société civile ont lancé un appel au boycott de Facebook par les annonceurs pendant le mois de juillet © Getty / SOPA Images

Une pleine page a été publiée dans le Los Angeles Times et un appel au boycott a été largement relayé dans les réseaux sociaux, flanqué d’un hashtag percutant : #Stophateforprofit, autrement dit, "Non à la haine pour le profit". 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

L’idée est de frapper Facebook là où ça fait mal, à savoir l’argent généré par la publicité.  

"Aujourd'hui, nous demandons à toutes les entreprises solidaires avec les valeurs américaines de liberté, d'égalité et de justice de ne pas faire de pub sur les services de Facebook en juillet", détaille l'annonce.
"Envoyons un message puissant à Facebook : vos profits ne valent pas que l'on promeuve la haine, l'intolérance, le racisme, l'antisémitisme et la violence." 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Facebook a eu l'occasion d'intervenir jeudi contre des messages du président américain qui arboraient un symbole nazi presque unanimement condamné. Le géant des réseaux sociaux a retiré des publicités publiées par la campagne électorale de Donald Trump.

Elles qui s'attaquaient à l'extrême-gauche et affichaient un triangle rouge inversé, le symbole utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers politiques dans les camps de concentration.

"Nous avons enlevé ces posts et pubs parce qu'ils enfreignent notre règlement sur la haine organisée", a déclaré un porte-parole du géant des réseaux sociaux jeudi.

L'alerte a d'abord été donnée par le Washington Post, qui a signalé ces contenus problématiques à Facebook. La plateforme a ensuite dépublié les annonces qui comportaient le triangle rouge.

"Nous n'autorisons pas les symboles qui représentent des organisations haineuses ou des idéologies haïssables à moins que ce soit pour les condamner", a justifié Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité chez Facebook, interrogé lors d'une audience au Congrès américain jeudi sur l'article du Washington Post.

70 milliards de dollars de revenus publicitaires

Le collectif d’associations pour les droits civils, les droits des Noirs américains, contre le racisme et l'antisémitisme qui lance ce mouvement, est explicite : "avec 70 milliards de revenus publicitaires" estime-il, "Facebook aurait les moyens de lutter efficacement contre la haine, le racisme et la violence". 

Or ces organisations reprochent à Facebook d'avoir notamment inclus le site Breitbart, très proche de l'extrême-droite américaine, dans son fil d'actualités. Elles proposent à Facebook de se doter d'un véritable mécanisme de régulation des messages, incluant une liaison directe avec des employés "humains" et non des réponses automatiques générées par des machines. 

Bras-de-fer 

Cette colère s’inscrit surtout dans la polémique qui ne fait qu’enfler depuis que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook a refusé de modérer les messages polémiques de Donald Trump. 

Des messages que Twitter a, à l’inverse, décidé de masquer comme relevant de l’incitation à la violence. Mark Zuckerberg a lui refusé de réagir aux publications de Donald Trump en disant qu’elles n’enfreignaient pas les règles de Facebook. 

Une bataille qui plonge aujourd'hui Facebook, le premier réseau social au monde, dans la tempête. La position de Mark Zuckerberg a provoqué une énorme fronde interne au sein de l’entreprise, et la démission de plusieurs cadres qui lui reprochent de chercher à fuir les foudres des Républicains, pour éviter que Facebook soit régulé comme menace de le faire Donald Trump

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Furieux du geste de Twitter, le président américain – utilisateur frénétique des réseaux sociaux -  a en effet signé au début du mois en représailles un décret pour contrôler les réseaux sociaux. Il les accuse de censure et d’atteinte à la liberté d’expression . Il espère faire révoquer par le Sénat  la section 230, un article de loi qui protège l'immunité des réseaux sociaux quant à leur contenu. 

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.