Environ 300 migrants ont fui leur centre de rétention pour tenter de rejoindre l’Autriche ou l’Allemagne
Environ 300 migrants ont fui leur centre de rétention pour tenter de rejoindre l’Autriche ou l’Allemagne © MaxPPP

Un cortège de quelque 500 réfugiés a quitté Budapest à pied, vendredi, empruntant l'autoroute en direction de Vienne. Des centaines d'autres se sont échappés de centres d'accueil dans l'espoir de rallier l'Autriche ou l'Allemagne.

A Roszke, près de la frontière serbe, ce sont environ 300 réfugiés qui ont fui leur centre de rétention. La police s'est lancée à la poursuite des fuyards et a dû interrompre le trafic sur une autoroute de la région. La plupart d'entre eux aurait été rattrapés, selon cette dernière, qui précise que 2.300 personnes toujours dans l'enceinte du camp menaçaient à leur tour de s'enfuir.

Un train pour l’Autriche stoppé jeudi

Trois cents autres réfugiés ont fui la gare de Bicske, à 35 km à l'ouest de Budapest, où leur train qu'ils croyaient à destination de l'Autriche a été stoppé jeudi matin par la police. Les occupants du train, au nombre d'un demi-millier, ont reçu l'ordre de se rendre dans un camp d'accueil situé non loin de Bicske, mais beaucoup ont refusé et certains ont résisté, s'allongeant sur la voie ou prenant la fuite. D'autres ont affronté les forces de l'ordre pour tenter de regagner le train.

Le parlement durcit sa législation

Au parlement, les députés ont adopté une nouvelle, législation qui ferme de fait la frontière sud aux migrants et prévoit l'ouverture de "zones de transit" où ils sont censés séjourner en attendant la réponse à leur demande d'asile. Si elle est négative, ils doivent être expulsés. Les autorités hongroises ont entrepris la construction d'une clôture le long des 175 km de frontière avec la Serbie et, en vertu du texte adopté vendredi, la franchir ou l'endommager sera désormais considéré comme un délit passible de trois ans de prison.

Budapest promet la fermeture totale de la frontière serbo-hongroise

Face à la perspective d'une fermeture totale de la frontière serbo-hongroise d'ici le 15 septembre, comme le promet Budapest, le gouvernement serbe s'est dit prêt à discuter de la prise en charge d'un certain nombre de demandeurs d'asile tentant de gagner l'UE. Il a également demandé aux Vingt-Huit de l'aider financièrement. L'UE a versé jusqu'à présent 1,7 million d'euros pour aider la Serbie et la Macédoine à faire face à l'afflux de migrants traversant leur territoire.

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