[scald=219941:sdl_editor_representation]VARSOVIE (Reuters) - François Hollande a fait état mercredi de la mort de "chefs terroristes" au Mali sans les identifier et indiqué que le nombre de soldats français déployés dans le pays dans le cadre de l'opération Serval commencerait à diminuer le mois prochain.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant la presse à l'occasion d'un sommet avec l'Allemagne et des pays d'Europe de l'Est à Varsovie, a évoqué la situation au Mali en rendant hommage au militaire français dont la mort dans un engagement a été annoncée plus tôt dans la journée par l'Elysée.

"Nous sommes dans la phase ultime de notre engagement au Mali, la phase la plus difficile, celle qui nous met en contact avec les groupes terroristes eux-mêmes", a-t-il dit.

"Nous avons lancé une offensive dans deux directions, la première dans ce qu'on appelle le massif des Ifoghas et là nous avons eu des succès qui seront encore démontrés ces jours prochains, y compris avec des chefs terroristes qui ont été anéantis", a ajouté François Hollande sans autre précision.

Les autorités françaises n'ont pour l'instant pas confirmé les morts, annoncées ces jours derniers par le Tchad, des chefs islamistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd lors des combats.

La seconde offensive des forces françaises est menée "autour de Gao, là où nous sommes encore convaincus qu'il y a un certain nombre de combattants terroristes qui demeurent dangereux", a indiqué le président français.

"C'est une phase qui va durer encore tout le mois de mars et, à partir du mois d'avril, il y aura une diminution du nombre de soldats français au Mali dès lors que les forces africaines seront en relais, appuyées par les Européens", a-t-il ajouté.

Le dispositif Serval mobilise 4.000 soldats français sur le terrain.

François Hollande a par ailleurs répondu implicitement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui, cité dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, se montre très critique sur l'intervention française et ses objectifs dans un pays "qui n'a pas de gouvernement."

"L'Histoire retiendra que cette opération qui a été faite par la France au nom de la communauté internationale et avec l'Europe en soutien a été je pense une étape très importante dans la lutte contre le terrorisme", a-t-il dit.

Julien Ponthus, avec Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Yves Clarisse

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