Des défaillances humaines seraient à l'origine des deux accidents de train ayant, en tout, entrainé la mort de 80 personnes à Compostelle et en Suisse romande.

En Suisse, non-respect de la signalisation

"L'hypothèse privilégiée est le non-respect de la signalisation lumineuse par le train en provenance de Payerne ", a déclaré Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise, au lendemain de la collision entre deux trains régionaux lundi soir en Suisse romande.

L'enquête, toujours en cours, a permis de déterminer que le conducteur du convoi venant de Payerne, un homme de 54 ans, a eule temps d'actionner le frein d'urgence , et comme les procédures CFF le préconisent, de quitter la rame. Ce train roulait à 40km/h.

L’autre conducteur du train qui provenait de Lausanne, un homme de 24 ans, de nationalité française est mort dans l’accident . La vitesse de son train n'est pour l'instant pas déterminée car sa boîte noire doit encore être examinée.

Le train venant de Payerne n’aurait pas respecté un arrêt obligatoire sans que les enquêteurs puissent expliquer pour l’instant, ce qui s’est passé.

La correspondance de Laurent Mossu

En Espagne, Francisco Garzon téléphonait au moment de l'accident

Le conducteur du train dont le déraillement a provoqué la mort de 79 personnes, le 24 juillet près de Saint-Jacques-de-Compostelle, téléphonait à la compagnie espagnole des chemins de fer au moment de l'accident . C'est ce qu'a expliqué ce mardi le tribunal supérieur de justice de Galice après avoir procédé à l'analyse des boites noires du train.

Il a par ailleurs indiqué que "du contenu de la conversation et en raison du bruit de fond, il semble que le conducteur consultait un plan ou un document similaire en papier ".

Le convoi roulait à une vitesse de 192km/h quelques minutes avant son déraillement dans un virage, alors que la vitesse autorisée à cet endroit est de 80km/h. Le train de huit voitures a ralenti à 153km/h au moment de l'accident après que le conducteur eut actionné un frein.Francisco Garzon semble donc bien responsable de la catastrophe .

Les précisions de Mathieu de Taillac

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