Au moins onze personnes ont été tuées et une quarantaine d'autres blessées dans une explosion qui s'est produite lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg.

Des dizaines d'abulances sont stationnées aux abords des stations de métro pour porter secours aux blessés.
Des dizaines d'abulances sont stationnées aux abords des stations de métro pour porter secours aux blessés. © Reuters / stringer

Une explosion s'est produite dans une rame du métro de Saint-Pétersbourg, faisant 11 morts et 45 blessés selon un bilan encore provisoire. Au moment de l'exposition, Vladimir Poutine, le président russe se trouvait à Saint-Pétersbourg pour une rencontre avec son homologue biélorusse Alexander Loukachenko. Dans la soirée de lundi, il a déposé un bouquet de fleurs rouges devant la station où s'est immobilisée la rame visée.

Une autre explosion a été déjouée de justesse dans une station du centre historique de la ville. Une deuxième bombe artisanale a été "découverte et désamorcée à temps" par les enquêteurs.

Plan de Saint-Pétersbourg et de la staion de métro Sennaïa Plochtchad
Plan de Saint-Pétersbourg et de la staion de métro Sennaïa Plochtchad © Radio France / visactu

Le président russe a déclaré que les circonstances du drame n'avaient pas encore été clairement établies et que la piste terroriste était examinée. "Les circonstances ne sont pas claires, c'est trop tôt. Nous examinons toutes les causes possibles, le terrorisme aussi bien qu'un crime de droit commun", a-t-il expliqué. Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, le drame présente "tous les signes d'un attentat" - mais l'attaque n'a pas encore été revendiquée.

Dans l'après-midi, les autorités russes ont annoncé l'ouverture d'une enquête pour "acte terroriste" "L'enquête a été ouverte pour "acte terroriste"", a expliqué le comité d'enquête russe dans un communiqué que n'exclut toutefois aucune piste.

France info a recueilli le témoignage de Julia, manager dans un restaurant situé à proximité de la station. Elle raconte que tout le monde est "sous le choc" et que "personne ne s'attendait à cette tragédie". Son restaurant est situé "dans l'hyper-centre de la ville" et vers 15h, elle a aperçu "plein de véhicules de secours, d'ambulances, mais on a très peu d'informations sur la situation", précise t-elle.

Alors que le métro de Saint-Pétersbourg est désormais fermé, à Moscou des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises pour protéger le réseau de transport souterrain. Le site d’informations Life News a diffusé des images de portes de métro éventrées d'un wagon du métro. Plusieurs dizaines d'ambulances sont installées à proximité de la station Sennaïa Plochtchad. Une bombe artisanale a été retrouvée dans une autre station de métro toujours à Saint-Pétersbourg.

La Russie a été plusieurs fois attaquée par des militants tchétchènes. Notamment en mars 2010, deux femmes kamikazes avaient déclenché leurs ceintures d’explosifs dans le métro de Moscou, provoquant la mort de 38 personnes. Avant cela, en septembre 2004, un commando islamiste retenant des otages dont des enfants dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord, avait fait plus de 330 morts après que les forces de l’ordre aient donné l’assaut. En octobre 2002, c’est dans un théâtre à Moscou qu’avait eu lieu la prise d’otages qui s'était soldée par la mort de 120 otages.

Le Consulat général de France annonce, via twitter, mettre en place un numéro d'urgence, suite à l'explosion qui s'est produite, ce lundi, dans le métro de Saint-Pétersbourg. "Dans le contexte consécutif à l'explosion qui vient de toucher le métropolitain, un numéro d’urgence est activé au Consulat général +7/921.939.70.42."

"A la suite des événements survenus dans le métro de Saint-Pétersbourg, et par mesure de précaution, le ministre de l’Intérieur M. Matthias Fekl a décidé de redéployer les moyens de sécurité dans les transports en commun en Ile-de-France" a expliqué de son côté, le ministère de l'Intérieur français dans un communiqué.

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