Les hôtels du groupe Dorchester Collection (ici, l'hôtel Meurice, à Paris) employent 3.500 personnes dans le monde
Les hôtels du groupe Dorchester Collection (ici, l'hôtel Meurice, à Paris) employent 3.500 personnes dans le monde © Reuters / Charles Platiau

En réaction à l’application de la loi islamique au Brunei, un appel au boycott de palaces appartenant au sultanat a été lancé au début du mois de mai. Le directeur général du groupe hôtelier Dorchester Collection pousse un coup de gueule sur France Inter.

Au bout d’un mois, l’impact est bien réel : réservations annulées, menaces sur l’emploi... L’appel au boycott des palaces Dorchester Collection commence à porter ses fruits, jusqu’à Paris. Les hôtels Meurice et Plaza Athénée sont directement touchés. Des centaines de clients se sont décommandées ces dernières semaines.

François Delahaye, le directeur général du groupe hôtelier Dorchester Collection, indigné, a choisi de s’exprimer sur France Inter, au micro de Benjamin Illy.

Je suis scandalisé par cette décision hypocrite. Depuis 15 ans que je travaille pour le fonds souverain du Bruneï, jamais un seul centime n’est revenu au Brunei. Les gens qui nous boycottent sont des gens qui font du business dans les pays où s’applique la charia.

Un mouvement parti d’Hollywood

L’appel au boycott a été lancé aux Etats-Unis au début du mois par des associations et des stars de la télévision américaines, comme Jay Leno, ou encore Ellen de Generes. Une manifestation a été organisée le 5 mai devant l’hôtel Beverly Hills de Los Angeles

VIDEO : la manifestation de Los Angeles en images

L’appel à s'élever contre l'application de la charia a ensuite été relayé par des personnalités de poids, comme François-Henri Pinault, le PDG du groupe de luxe Kering, ou encore Richard Branson, le milliardaire britannique patron de Virgin. Cette semaine, c’est le commissaire européen chargé du commerce, Karel de Gucht, qui apportait son soutien depuis Bruxelles.

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