Les militaires mis en cause étaient déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.
Les militaires mis en cause étaient déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris. © MaxPPP / EMA / ECPAD / HANDOUT

Une enquête sur les accusations de viols d’enfants centrafricains portées contre des soldats français a été confiée à des juges d’instruction ce jeudi 7 mai. Quatorze militaires tricolores ont été mis en cause dans cette affaire.

Dès la fin du mois de juillet 2014, le parquet saisi par le ministère de l’intérieur avait déjà ouvert une enquête préliminaire. Cette fois, les juges d’instruction français ont été saisis pour une information judiciaire concernant des "viols sur mineurs par des personnes abusant de l’autorité ". Les enfants et surtout les militaires mis en cause devraient être entendus pour la première fois.

"Si quelqu’un a sali le drapeau, qu’il le dise"

Au total quatorze soldats français seraient mis en cause, dont trois ont été même identifiés par les témoignages de la demi-douzaine d’enfants victimes recueillis dans une note interne de l’ONU en 2014. Des enfants de 9 à 13 ans à qui les militaires de l’opération Sangaris dans le camp de l’aéroport M’Poko à Bangui promettaient de la nourriture contre des faveurs sexuelles. Du marchandage proprement scandaleux pour le ministère de la Défense en France. "Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, a déclaré le ministre, Jean-Yves Le Drian dans le JDD de dimanche, il faut qu’il le dise dès à présent car cela revient à trahir ses camarades, l’image de la France et la mission des armées ."

►►► RÉÉCOUTEZ : le témoignage de l’homme qui a dénoncé les faits en premier, Alexis Nguitte qui gère le centre de protection de l’enfance à M’Poko.

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