Ils sont tombés sur une plage près d'un hôtel où résident des journalistes, tuant quatre enfants qui jouaient dans une cabane. De son côté, le Hamas a refusé officiellement le cessez-le-feu proposé par l'Égypte.

C'est un bombardement qui risque de porter un nouveau coup important à l'image de l'opération de l'armée israélienne : plusieurs missiles ont frappé une plage à quelques mètres de l'hôtel où se trouve la presse internationale. Et le bilan est lourd : quatre enfants tués, selon nos reporters sur place.

Les tirs ont frappé une cabane située sur une plage de Gaza. Un groupe d'enfants était en train d'y jouer. Quelques-uns ont réussi à s'enfuir après l'explosion du premier missile, d'autres sont morts presque immédiatement après le bombardement.

Israël a demandé à 100.000 habitants du nord de Gaza d'évacuer leur domicile, en prévision de nouveaux bombardements sur la zone. Beaucoup ont déjà quitté le secteur, mais d'autres refusent de partir ou n'ont nulle part où aller. Certains préfèrent "mourir chez eux" que de subir un exode forcé.

Les bombardements israéliens ont fait plus de 200 morts depuis leur début, il y a neuf jours.

Toujours pas de cessez-le-feu

Peu de temps avant ce nouveau drame, le Hamas avait officiellement informé l'Egypte qu'il rejetait sa proposition de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

"Le résultat des discussions au sein des institutions internes du mouvement a été de rejeter la proposition et, de ce fait, le Hamas a informé l'Egypte la nuit dernière qu'il s'excusait de ne pouvoir l'accepter", a déclaré le porte-parole, Sami Abou Zouhri.

La branche armée du Hamas avait déjà rejeté la proposition égyptienne mardi et Israël, qui l'a brièvement respectée pendant quelques heures mardi, a repris ses attaques au vu de la persistance des tirs de roquettes palestiniens sur son sol.

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