Alors que les chefs d'État de l'Union européenne doivent se prononcer, ce mercredi, sur un nouveau report du Brexit, certains eurosceptiques britanniques menacent de faire du Royaume-Uni le "cheval de Troie" de l'Europe.

Opposés à un nouveau report du Brexit, des parlementaires britanniques veulent bloquer le fonctionnement de l'Union européenne (Illustration).
Opposés à un nouveau report du Brexit, des parlementaires britanniques veulent bloquer le fonctionnement de l'Union européenne (Illustration). © AFP / Tolga AKMEN

Comment persuader quelqu'un de vous mettre à la porte ? Vous faites de sa vie un enfer. C'est la stratégie prônée (sérieusement) par le député britannique eurosceptique Mark François, lors d'une conférence de presse à Londres, ce mardi.

Si nous restons dans l'Union européenne contre notre volonté (...) ils vont le regretter. Nous deviendrons un cheval de Troie au sein de l'UE et nous ferons échouer leurs tentatives de poursuivre un projet plus fédéraliste.

"Perfide Albion"

"Si vous essayez de nous retenir contre notre volonté, vous aurez face à vous la perfide Albion dans toute sa splendeur", a également prévenu Mark François lors de sa conférence de presse.

Saboter l'UE de l'intérieur, donc, en attendant d'en sortir. Initialement prévu pour le 29 mars, le Brexit a été reporté devant l'incapacité de Theresa May à faire ratifier l'accord trouvé entre l'Europe et le Royaume-Uni. Ce mercredi, les chefs d'État de l'UE doivent se prononcer sur un nouveau report de la sortie du Royaume-Uni après, cette fois, les élections européennes, qui se tiendront du 23 au 26 mai 2019. Ce n'était pas prévu, et cela obligera donc le pays à voter pour élire des députés européens lors de ces élections. Le pouvoir qu'il faudra alors laisser aux eurodéputés britanniques se retrouve au centre des discussions.

Car Mark François n'est pas le seul à vouloir perturber le fonctionnement de l'UE. Sur Twitter, un autre parlementaire conservateur, Jacob Rees-Mogg, suggère que les Anglais prennent le parti de devenir "impossibles" et cite plusieurs pistes : "Mettre notre veto sur n'importe quelle augmentation du budget, entraver l'armée européenne et bloquer les plans intégrationnistes de M. Macron".

Une autre personnalité entend bien se mêler de la campagne pour les élections européennes (et pourquoi pas se faire élire) : Nigel Farage. L'ancien leader du parti europhobe UKIP, qui fait partie de ceux qui ont mené la campagne pro-Brexit lors du référendum de 2016, a annoncé qu'il se présenterait comme candidat du "Parti du Brexit".

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