Alexis Tsipraset J-C Juncker
Alexis Tsipraset J-C Juncker © OLIVIER HOSLET/EPA/MAXPPP / OLIVIER HOSLET/EPA/MAXPPP

Rien ne va plus à la table des négociations, après l'annonce par le Premier ministre grec Alexis Tsipras d'un référendum le 5 juillet sur le projet d'accord entre Athènes et ses créanciers. Une manière de mettre fin aux discussions, selon l'Allemagne.

La zone euro est à deux doigts de fermer la porte à la Grèce, plusieurs mois après le début des négociations pour éviter un défaut de paiement mercredi prochain (la date limite pour le remboursement du milliard et demi d'euros emprunté au FMI). En annonçant soudainement l'organisation d'un référendum le 5 juillet pour décider si oui ou non le projet d'accord proposé par l'Europe était acceptable, Alexis Tsipras a mis tout le monde au pied du mur.

► ► ► SUR LE WEB | Le discours d'Alexis Tsipras traduit sur le site de Jean-Luc Mélenchon

La réaction ne s'est pas fait attendre. Pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, le gouvernement grec a tout simplement "mis fin unilatéralement aux négociations" .

Nous souhaitions négocier sur de nombreux sujets mais il semble que M. Tsipras ait décrété la fin des négociations , si je comprends bien ce qu'il a annoncé hier soir à la télévision grecque et aujourd'hui au Parlement grec, donc nous n'avons plus de base pour une négociation.

Pour le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, c'est "une triste décision pour la Grèce", qui "ferme la porte à la poursuite des discussions".

Prolonger l'aide en attendant la décision du peuple grec

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, assure de son côté qu'elle souhaite calmer le jeu. "Nous avons constamment adapté nos approches, progressé dans les négociations avec un objectif double : rétablir la stabilité financière et permettre le développement de la croissance et de la compétitivité, dans le souci des équilibres sociaux".

La Grèce a demandé à l'Eurogroupe de prolonger de quelques semaines le plan d'aide dont elle bénéficie pour permettre d'organiser le référendum entretemps, selon son ministre des Finances, Yanis Varoufakis.

Nous proposons que, dans ces circonstances, il y ait une prolongation de quelques semaines pour permettre au peuple d'être entendu. Ensuite, nous nous engageons, en tant que gouvernement, à faire tout ce que nous diront les électeurs.

Une solution refusée par la zone euro , qui ne prolongera pas le plan d'aide après le 30 juin.

Alors qu'Athènes risque de se trouver en défaut dès mardi faute de pouvoir rembourser 1,6 milliards d'euros dus au Fonds monétaire international (FMI), Yanis Varoufakis a expliqué qu'il allait demander que les profits réalisés par la Banque centrale européenne (BCE) sur les obligations d'Etat grecques qu'elle détient, d'un montant de 1,9 milliard d'euros, soient reversés à son pays pour lui permettre d'honorer cette échéance.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.