Une pyramide de chaussures contre les bombardements de civils
Une pyramide de chaussures contre les bombardements de civils © Radio France / Raymond Albouy

Tous les ans, Handicap international invite à construire des pyramides de chaussures. Elles symbolisent toutes celles que les victimes de bombes n'utiliseront plus, parce qu'elles ont perdu une jambe. Cette année, la Syrie est au cœur du message.

A Paris, Lyon, Annecy, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Nantes, Nice, Valenciennes et dans bien d'autres villes encore, l'association appelle à se mobiliser. L'objectif, c'est avant tout de ne pas oublier que les bombardements ne font pas que des victimes militaires. Ils touchent aussi des civils.

En vingt ans, Handicap international a obtenu de grandes avancées mais la lutte n'est pas terminée. Aujourd'hui, l'association, dénonce l'utilisation d'armes explosives en zones urbaines. Des méthodes employées actuellement en Syrie.

Anne Héry est directrice du plaidoyer à Handicap international.

En 2014, 114 personnes ont été tuées ou blessées chaque jour par une arme explosive et 70 pays sont encore contaminés par des restes d'explosifs de guerre, capables d'agir plusieurs décennies après les conflits. Récemment, la Syrie, la Bande de Gaza, le Soudan du Sud, le Yémen ou encore l'Ukraine ont été touchées par les mines antipersonnel, de bombes à sous-munitions ou d'autres armes explosives.

L'un des pays les plus minés au monde, le Mozambique, ne s'est déclaré qu'en septembre dernier "délivré de la menace des mines antipersonnel", plus de vingt ans après la fin de la guerre civile. Ce samedi, l'ONG collecte des dons de deux euros, équivalent au coût moyen pour "dépolluer" un mètre carré de terre contaminée.

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